Le pardon élève, éduque…son contraire abaisse, révolte

pardonRAPIDE INFO : Le verdict de Biram et de ses codétenus attendra selon des sources judiciaires le 15 janvier 2015. Une grande déception pour la Mauritanie entière, qui se prépare à accueillir le dimanche prochain, la fête religieuse du Maouloud, naissance du Prophète PSL. Un moment de méditation, d’auto -prospection, d’évaluation de ses actifs et de ses passifs en perspective d’une nouvelle année, plus constructive, plus riche pour le bien de cette Mauritanie une et indivisible.
Si Biram et ses codétenus sont prêts à consentir tous les sacrifices, dont celui de rester dans leurs cellules pour défendre leurs causes, tel n’est pas l’avis partagé par leurs familles, leurs enfants, leurs mères, qui attendent impatiemment comme tous les autres foyers du monde musulman, cette date historique pour se rencontrer, se pardonner, expier les affres de toute une année par une journée de fête, de joie, de révision de soi.

Aucun père soit-il, imprégné d’un peu de foi, d’humanisme, ne peut laisser des détenus inoffensifs, peut être trop zélés,  pour une cause stationnaire qui nécessite des secousses pacifistes, passer la fête d’El  Maouloud Nebeoui  dans la prison, loin des leurs.
C’est la plus grande torture morale et religieuse qu’on peut infliger à des accusés, dont la séparation depuis plus d’un mois des leurs, de leurs vacations, des amis, est déjà très édifiante pour, réaliser le grand calvaire moral subi ainsi que les insupportables  sévices matériels et psychologiques faits aux leurs.
Comme dans un commentaire fait sur cridem, force est de reconnaitre que c’est un grand dommage de ne pas relaxer les détenus, que c’est une aberration de ne pas leur accorder le minimum, soit une liberté provisoire.
Le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz, connu par sa magnanimité, doit intervenir, user de son pouvoir de grâce présidentielle, de premier magistrat de la République, pour que ces détenus puissent passer la fête du maouloud avec les leurs.
Les grands dirigeants surtout musulmans sont connus dans des actions de ce genre, dans leur pardon quand ils peuvent, et où Ould Abdel Aziz, peut bien prendre cette décision, que ne lui coûtera rien, surtout que la justice a dit son mot.
N’est-ce pas, ces détentions et ces procès ont suffisamment servi d’école pour les défenseurs des droits de l’homme et l’Etat pour réaliser que cette question de l’esclavage ne peut pas être résolue par la  présumée violence des uns et la supposé  répression des autres.
Tous doivent apaiser leur lutte pour trouver des terrains consensuels. Les uns et les autres ont tiré les leçons de ces emprisonnements et de ces  procès, de cette famille mauritanienne malade, menacée, fragile, qui a besoin d’une transition lente mais sûre pour avancer.
Je joins ma voix à tous les mauritaniens pour lancer un appel au Président de la République pour intervenir pour le bien de la Mauritanie, en ordonnant la mise en liberté des détenus. Parions, la joie sera immense, le soulagement considérable, la bataille judiciaire gagnée par tous et les défenseurs et l’Etat.
Tous réaliseront que cet épineux dossier qu’ils reconnaissent et que nous attestons, doit être combattu autrement, sincèrement, efficacement, loin de tout pourrissement, de tout bras de fer, de tout intérêt étroit. Le Pardon est la qualité des Grands. A bon entendeur salut.

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