Le Premier ministre islandais première victime des «Panama Papers»

PMDeux jours après les révélations des « Panama Papers » sur ses placements offshore, le Premier ministre islandais a annoncé ce mardi 5 avril sa démission. Le premier acte, peut-être, d’une crise politique plus profonde.

Il est la première victime des révélations des « Panama Papers ». Le Premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlaugson a annoncé ce mardi au groupe parlementaire de son parti qu’il allait démissionner de ses fonctions de chef de gouvernement. Cette déclaration a été rapportée à la télévision par le vice-président du Parti du progrès.

Ce matin, Sigmundur David Gunnlaugson avait appelé le président islandais à dissoudre le Parlement et convoquer des élections législatives anticipées. Olafur Ragnar Grimmsonn, revenu précipitamment d’un voyage privé aux Etats-Unis, s’y était refusé, déclarant qu’il lui fallait d’abord consulter les responsables des autres partis politiques.

D’après les révélations du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), Sigmundur David Gunnlaugson a possédé avec son épouse des millions de dollars dans la société Wintris dont il a cédé les parts en 2009 pour un dollar symbolique. Selon le rapport publié par l’ICIJ sur son site internet, M. Gunnlaugsson « a continué à cacher » l’existence de ses actifs quand il est devenu Premier ministre, en « violation des règles éthiques » de l’Islande. L’annonce de ces révélations a jeté hier des milliers d’Islandais dans la rue.

M. Gunnlaugsson devrait conserver la présidence du Parti du progrès, tandis que son vice-président, Sigurdur Ingi Johannsson, devrait lui succéder à la tête du gouvernement. Ce passage de témoin devra cependant recevoir le feu vert du Parti de l’indépendance, qui apporte une majorité parlementaire au Parti du progrès et dont plusieurs cadres sont au gouvernement.

Le Parti de l’indépendance pourrait d’ailleurs être le prochain à faire les frais du scandale des « Panama Papers ». Bjarni Benediktsson, chef de la formation et ministre des Finances, est aussi éclaboussé par l’affaire. C’est également le cas du ministre de l’Intérieur, issu du même parti, ainsi que certains de ses conseillers municipaux de Reykjavik. Le Parti de l’indépendance craint maintenant une sanction des électeurs.

Source: RFI

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