Le rêve des jeunes mauritaniens: Emigrer, partir

b_250_140_16777215_0_http___1.bp.blogspot.com__SUu6u_lap7Q_TPaWCNpk04I_AAAAAAAAHeU_bCFG5ij2G0Y_s1600_2_MarLodj+004Au moment où les gouvernements des pays du nord multiplient les mesures pour lutter contre l’immigration, les jeunes mauritaniens, à l’instar de leurs frères africains n’ont qu’un seul rêve : travailler et vivre en Europe, aux Amériques, ou au Golfe arabique.

Le rêve d’un avenir meilleur agit sur leurs esprits à la manière d’une drogue, au point d’en être obnubilés, de ne pouvoir rien faire d’autre.

Et la quête pour la réalisation de ce rêve leur fait courir d’énormes dangers au risque de leur vie. Les drames successifs sur l’atlantique et la méditerranée en sont la preuve tragique.

Combien d’entre eux passeront à l’acte ? Même au péril de leur vie ? Et, passé le Rubicon, vivre la peur aux trippes, avec la peur… peur de tout homme en tenue, de tout véhicule de police, du moindre son de sirène. Une minorité seulement parviendra à mettre pied à terre après une traversée cauchemardesque.

Et une poignée parmi ces derniers échappera à la mesure de conduite aux frontières. N’empêche, en dépit des multiples drames des traversées folles de l’atlantique et de la méditAu moment où les gouvernements des pays du nord multiplient les mesures pour lutter contre l’immigration, les jeunes mauritaniens, à l’instar de leurs frères africains n’ont qu’un seul rêve : travailler et vivre en Europe, aux Amériques, ou au Golfe arabique.

Le rêve d’un avenir meilleur agit sur leurs esprits à la manière d’une drogue, au point d’en être obnubilés, de ne pouvoir rien faire d’autre.

Et la quête pour la réalisation de ce rêve leur fait courir d’énormes dangers au risque de leur vie. Les drames successifs sur l’atlantique et la méditerranée en sont la preuve tragique.

Un citoyen, qui comprend les raisons conduisants les jeunes à « fuir » loin d’ici.
« Quand on a la tête pleine d’idées, quand on est à la force de l’âge, on n’a d’autre issue que de partir. Et ce d’autant plus que l’on aura épuisé les voies de recours pour réaliser le projet de sa vie, pour trouver un travail. Emigrer, par la voie légale ou illégale. L’important, c’est de partir ».

Combien d’entre eux passeront à l’acte ? Même au péril de leur vie ? Et, passé le Rubicon, vivre la peur aux trippes, avec la peur… peur de tout homme en tenue, de tout véhicule de police, du moindre son de sirène. Une minorité seulement parviendra à mettre pied à terre après une traversée cauchemardesque.

Et une poignée parmi ces derniers échappera à la mesure de conduite aux frontières. N’empêche, en dépit des multiples drames des traversées folles de l’atlantique et de la méditerranée, les jeunes mauritaniens s’accrochent au rêve, à la légende de l’eldorado occidental. Des contrées où tout serait « paix, travail et argent ». Si bien qu’ils sont obsédés par leur rêve.

Une jeune femme qui préfère appréhender les avantages bien réels,
immédiats à rester que poursuivre un mirage hypothétique.

« Que l’on soit titulaire d’un diplôme ou pas, on peut se passer de l’émigration. Pourquoi ? Tout simplement, pour se bâtir ici, chez soi, dans son pays, au milieu des siens. Ils font là-bas des travaux manuels au prix de vexations, d’avanies. Pourquoi ne feraient pas ces mêmes tâches dans la fierté, sans avoir à subir de quelconques contraintes de la part de qui ce soit ».

Fuir la misère, rêver de richesse, tel est l’expédient d’une grande majorité de la jeunesse mauritanienne, qui lui permet de tenir, survivre, en attendant de passer à l’acte. Et les dés seront jetés. Jacta est. Pile ou face. Que le jeu en vaille la chandelle ou pas. Peu leur chaut.

Une génération estampillée au fer blanc du goût de l’aventure, et de la peur de l’échec – dont le chômage est la pire manifestation.

Un homme pour qui la réussite ou l’échec différencient les deux types d’immigrations:
la bonne et la pire. Comme en toutes choses.

« L’émigration a un côté positif et un côté négatif. Quand il s’agit de partir pour gagner sa vie à la force du poignet, faire des économies pour revenir investir chez soi. Ça, c’est une chose à encourager. C’est une success story. Quant à partir pour tomber dans la déchéance, se dévoyer dans les bas-fonds des mégapoles d’Europe ou d’Amérique, cela ne peut être qu’un danger à éviter. Cela quand on ne tombe pas dans le traquenard de l’immigration clandestine ».

Employée à bon escient, cette ambition pourrait mener nos jeunes loin. Sans avoir à risquer leur vie. Et tout le monde y gagnerait. D’abord, eux, leurs familles et le pays tout entier. Ainsi, nous pourrons retrousser les manches et travailler à faire de notre pays un petit eldorado. Un tout petit eldorado. Et nous n’aurons plus besoin d’envier l’Occident, ni de le singer.

Mohamed Yahya Abdel Wedoud
Taqasoum
Via Sidi

Source: Taqadoum

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