Le tabassage d’un ….ne fait pas rire un autre.

Les habitudes ont la vie dure. Chaque fois qu’une organisation des droits de l’homme, même non reconnue comme IRA, dénonce à tort ou à raison des pratiques ou des séquelles de l’esclavage, des Harratines «recrutés » dans des rassemblements s’insurgent à coup de communiqués pour nier des faits qui sont parfois avérés.

De vieilles méthodes que l’on croyait révolues mises en branle par de pseudos intellectuels en quête de promotion à travers des promesses de cousins, applaudisseurs chevronnés d’un système qu’ils pensent bien servir par la négation de ses lacunes, l’outrage et l’indécence vis-à-vis de ses détracteurs. Normalement rien n’oppose l’organisation mauritanienne de lutte contre l’extrémisme et les autres structures qui prétendent défendre les droits de l’homme.

Autant l’extrémisme et l’exagération ne servent à rien, autant l’aplatissement et l’hypocrisie constituent une menace pour l’unité nationale et la paix sociale. Les preuves sont éloquentes.

Alors que certaines organisations mettent des années à se faire reconnaître, d’autres comme celle de lutte contre l’extrémisme est aussitôt reconnue après une réunion à laquelle prennent part tous les cadres haut placés, ministres ou directeurs centraux de la communauté Harratine. Rien ne dessert autant la cause de la justice sociale et l’égalité entre les citoyens. Rien ne nuit autant à l’image d’un pays qui prétend être un Etat de droit.

Et puis méditons bien l’adage populaire qui nous apprend que le tabassage d’un esclave ne doit pas faire rire un autre. Pensons enfin à bâtir une Mauritanie juste où chacun peut dénoncer librement, mais objectivement les insuffisances et au sein de laquelle les promotions ne sont pas liées à des cris hystériques de pauvres gens complexés d’un statut social qu’ils sont incapable d’assumer.

Source : Le Calame

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