Le terrorisme et ses corollaires : Un voyage hexagonal riche en enseignement

JpegLutter contre le terrorisme appelle à une combinaison intelligente de synergies.
Au-delà de la riposte armée pour éradiquer les cellules Djihadistes dans le monde, l’Europe se mobilise pour faire échec à toutes méthodes utilisées par les réseaux terroristes dans une démarche globale susceptible de donner une réponse efficace à ce phénomène absurde et aveugle.
La France reste vigilante et tente de s’adapter à toutes les situations d’urgence en vue de sécuriser son territoire et empêcher la sortie de jeunes radicalisés du pays pour regagner Daech et autres organisations terroristes. Une approche basée sur le suivi et la déradicalisation ainsi qu’un système d’alerte avec numéro vert ont donné des résultats positifs.
Une panoplie de mesures parmi tant d’autres qui ont fait l’objet d’échanges variés entre des médias africains des pays du sahel et des spécialistes de cette question d’extrême gravité.

Compte rendu d’une programme presse dynamique

Cinq professionnels des médias Africains : Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Côte –d’ivoire ont séjourné à Paris du 6 au 10 juin 2016 dans le cadre d’un voyage Presse organisé par les différentes ambassades de France des pays respectifs à travers des échanges très élargis avec plusieurs acteurs officiels ,non gouvernementaux , spécialistes des questions de violence de diverses sphères , collectivités locales , comités de veille , sur la problématique de « lutte contre le terrorisme et les politiques menées contre l’extrémisme ».
Le contexte est d’autant plus indiqué pour aborder cette question multidimensionnelle que le monde entier est confronté avec acuité à la montée de l’islamisme meurtrier avec ses cortèges de malheurs. Aujourd’hui aucun pays sur la planète n’est à l’abri du terrorisme et le combat ne pourra jamais être gagné par une action engagée par un seul pays.
Le sahel devenu un sanctuaire du Djihadisme est une cible fragile des groupes de toutes obédiences terroristes qui y sévissent et se disputent le contrôle du territoire. Une situation qui inquiète à tous les niveaux les pays touchés par ce phénomène mais aussi l’Europe, en particulier la France qui entretient des relations de coopération privilégiées avec le sahel. Les derniers événements survenus au Burkina, en Côte d’Ivoire et au Mali viennent alourdir le bilan des drames et du coup imposent des lignes rouges partout en Afrique.
Face à cette problématique complexe, la presse doit être suffisamment avertie et outillée pour jouer pleinement son rôle dans la sensibilisation, la formation et l’information. En effet, la lutte contre le terrorisme n’est pas seulement d’ordre militaire, elle est aussi médiatique. D’où la nécessité d’impliquer la Presse dans les différents débats liés à cette question. Et c’est là que se situent les échanges assez riches et variés qui ont permis aux médias des pays bénéficiaires de ce voyage hexagonal de rencontrer d’éminentes personnalités qui travaillent sans relâche autour de cette question.
L’expérience française est devenue un modèle en Europe notamment dans son approche de « déradicalisation » des jeunes influencés par le terrorisme et dont le nombre est estimé à près de 9 mille. Depuis les derniers événements sanglants qui ont endeuillé la France, tous les acteurs se mobilisent pour dresser un rempart contre le départ des jeunes vers les bases de Daech. Des initiatives ont été lancées pour sensibiliser les citoyens à la conduite à tenir en cas d’urgence ; d’autres telle « Stop Djihadisme » ont pour vocation de déconstruire le discours des illuminés qui agissent au nom d’une cause religieuse pour attenter à leur vie et à celle d’innocents.
Une véritable stratégie de communication montée par différents services de communication du Quai d’Orsay pour contrer les sites Djihadistes qui se livrent à une vaste campagne de propagande via les réseaux sociaux. Cette plateforme constitue une offensive de communication de grande envergure nationale et internationale pour démystifier l’idéologie Djihadiste à travers le net.
D’autres actions de grande envergure viennent soutenir les efforts des pouvoirs publics et des autorités sécuritaires dans leur lutte contre la radicalisation des jeunes en France. Durant une semaine d’échanges et de débats autour de cette montée du radicalisme, une idée revient avec insistance le meilleur remède contre la radicalisation est la prévention.
C’est à cela que travaillent aujourd’hui les associations de déradicalisation qui agissent en amont pour tenter de « dépister » les signes de radicalisation suivant des indicateurs d’observation et d’analyses sur des sujets au bord du basculement dans la radicalisation. L’objectif est, selon une source officielle, de « faire revenir les jeunes vers d’autres domaines qui les détournent des actions violentes. »
Le gouvernement de Manuel Valls a lancé un vaste plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme (PART) assorti de mesures draconiennes de lutte contre ce phénomène. La France n’a pas lésiné sur les moyens pour apporter des réponses efficaces à la mesure de ce fléau international. Si certains pays du sahel comme la Mauritanie ont très tôt élaboré leur stratégie en matière de prévention et de lutte pour circonscrire la menace, le modèle français pourrait davantage apporter des orientations plus claires et plus cohérentes dans des perspectives plus durables.

Cheikh Tidiane Dia

Source : Le Rénovateur Quotidien

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