Le transport public compliqué par la nationalisation

taxi
Une guerre sans merci est actuellement engagée par les forces de l’ordre contre les chauffeurs étrangers. Du coup, le problème de déplacement est devenu un véritable calvaire pour les Nouakchottois et les Nouakchottoises.

Vendredi dernier, les éléments du GGSR (Groupement général de la sécurité routière) ont ainsi arrêté plusieurs chauffeurs de taxi étrangers. Ceux-ci sont privés du permis vert, véritable sésame ouvre-toi pour faire le transport en Mauritanie et désormais destiné aux seuls nationaux.

Les taxis furent mis en fourrière et les contrevenants arrêtés. Du coup, les nationaux ont lancé les enchères face à la rareté des taxis.

Une femme qui voulait se rendre au 5ème arrondissement, précisément au Robinet Soninké a failli ainsi étrangler un taximan Mauritanien qui lui avait réclamé 400 UM le prix d’une place tandis que c’est 100 UM ou 200 UM si le passager est seul dans le taxi..

Elle fut obligée de se rabattre sur les bus populaires moyennant 40 UM pour ceux qui partent vers l’hôpital national et 50 UM pour ceux qui partent vers Teyarett ou premier. Sur les allées jouxtant la Polyclinique, ce n’étaient que des processions de personnes dans l’attente d’un hypothétique moyen de transport, face au renchérissement des prix. à cause de l’absence des chauffeurs.

Dans cette foire d’empoignes où les étrangers rouspètent contre les nouvelles mesures qui les privent de leur travail et quelques chauvins chauffés à bloc leur demandent de changer de métier ou de retourner chez eux, la situation est devenue extrêmement difficile pour les passagers surtout ceux qui vont au travail tôt matin.

L’un des chauffeurs, un Sénégalais, supplie l’intervention du Président de la République ‘’Le Président Aziz est un bon type. Nous voulons simplement qu’il intervient dans ce problème. Au Sénégal, il y a des milliers de Mauritaniens qui conduisent les taxis et font le commerce aisément. C’est la même chose qu’ils font dans d’autres pays en Afrique. Nous sommes des frères. Malgré qu’elle n’est pas l’un des fondateurs de l’OUA, mais la Mauritanie a joué un grand rôle dès sa naissance. Nous supplions l’intervention du Président Aziz’, dit-il en sirotant son café-Touba.

Abou Cissé

Source : L’Authentique

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