Le VIH/SIDA, une réalité en Mauritanie

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Le SIDA est l’une des maladies qui s’attaquent principalement aux personnes les plus actives sexuellement pour ne pas dire les plus viriles. Depuis son apparition, il ne cesse de priver les familles entières d’un ou de plusieurs membres chers. La pandémie du SIDA qui ne distingue personne (grands et petits, hommes et femmes) n’arrive pas qu’aux autres.

             La Mauritanie figure parmi les pays touchés. Aucune portion du territoire national n’est épargnée. Ce serait être naïf d’y croire ! Le SIDA y est bel et bien une réalité, hélas ! Pourtant des campagnes de sensibilisation actives à la radio, à la télévision, dans les quartiers des grandes villes et ceux des villages, dans les salles de classe, les pancartes au bord des rues, etc. ont mis toutes les populations à contribution pour les conscientiser sur ses modes de transmission et les moyens de préventions. Mais des pratiques d’un autre âge qui demeurent encore vivaces n’ont pas atteint les résultats escomptés. En effet, les us et coutumes font fi de toutes les mesures de précautions prénuptiales à prendre afin de préserver la pleine santé. Compte tenu du fait que les conjoints s’accouplent tout en ignorant leur statut sérologique les conséquences liées à de telles pratiques sont irréversibles. Incontestablement, ces traditions ancestrales (lévirat, sororat etc.) sont vectrices de maladies contagieuses.

              Récemment un couple a payé les pots cassés à Selibaby. Au lieu de se faire dépister avant de consommer le mariage, il a attendu que les noces se fassent pour se résoudre d’aller faire le dépistage. Ce qui fut fait après maintes tergiversations et moult hésitations. A la surprise générale leur séropositivité est confirmée par plusieurs laboratoires.  Du coup, ayant mis le doigt dans l’engrenage le couple qui n’a aucun moyen de sauver cette union sacrée finit par voler en éclats. Chacun accuse l’autre de l’avoir contaminé d’autant plus que l’une des victimes est un professionnel de la santé censé être plus précautionneux – déontologie médicale oblige. Mais la libido étant plus fortes, il faut coûte que coûte satisfaire ses désirs sexuels. Malheureusement ce qui est fait est fait. Il faut se rendre vite à l’évidence que l’erreur commise est fatale et qu’elle va se payer cash. Il s’ensuit un lot de remords mêlés de chagrin qui compromettent désormais la vie pour de bon. N’est-ce pas curieux et en même temps étonnant que cette mégarde émanée de quelqu’un qui devait veiller au grain ? D’aucuns rétorqueront que l’erreur est humaine. Soit mais….

 De toutes les façons, cette parenthèse amoureuse qui a été de courte durée (moins de deux mois) s’est soldée par le divorce. Ce qui relance le débat sur la longévité des mariages en Mauritanie. Quel gâchis pour un sexagénaire ? Ne se marie-t-on pas pour le meilleur et pour le pire ? Que recommande l’Islam en cas de maladie avérée de l’un des deux conjoints ?

Alassane Mamadou SY

Selibaby

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