Le viol en Mauritanie : une noble pratique féodale…

De même que sa seigneurie Bodiel disait jadis « il y a h’artani et h’artani », il y a aussi viol et viol. Le droit de cuissage est un viol largement autorisé par des marabouts pervers qui estiment, soi-disant Coran et sunna à l’appui, que le maître a le droit de disposer de son esclave à sa guise sauf qu’on se demande bien qui est le bâtard dans cette affaire : le pauvre enfant qui n’est responsable de rien ou son noble père qui le fait naître esclave ?
bb mnLa noblesse vue de l’angle rêveur de l’esclave, de l’affranchi ou des nobles héritiers des bienfaits de d’esclavage, c’est la grandeur en tout, une sorte d’aura qui fait le noble totalement humain quand le casté serait un homme diminué par la naissance. Hélas, les nobles savent que la noblesse, le statut de maître dans une société féodale c’est tout à fait autre chose et souvent rien de grand au sens de l’humanité devant Dieu qui voit tout car qu’est-ce être un maître dans une société féodale archaïque sinon avoir le droit de viol, de mauvais traitements, d’humiliation, de vols par les armes et tout ce que permet la loi de la force ? Rien de noble dans cela au sens moderne du terme pourtant le pauvre casté passera sa vie à traîner sa castitude comme un poids alors que l’infamie est plus en face que sur son dos.
L’esclave ou l’affranchi qui perd de vue que depuis la nuit des temps, il a toujours été descendant d’hommes libres et que l’esclavage n’est qu’une parenthèse de sa lignée, ignorera tous ses ancêtres libres et ne retiendra que la descendance sous les fers pour faire des siens qui suivront non pas des hommes libres de nouveau mais de nouveaux hommes libres condamnés à être de lignée esclave : voilà une formidable escroquerie de l’histoire que le système féodal laisse en héritage aux affranchis.
L’esclave ou l’affranchi cherchera alors toujours à être plus noble en croyant que l’exemple de ses anciens maîtres est la noblesse d’âme quand ce n’est jamais qu’un noble degré de la barbarie. Voilà une autre escroquerie car tout homme, comme chacun, naît esclave de Dieu et roi dans les bras de sa mère jusqu’à tomber pour certains dans les mains des esclaves d’Ibliss qui peuvent seuls avilir à leur profit  l’esclave pourtant de Dieu seul.
Ainsi, il y a tant et tant d’escroqueries et d’impostures de ce genre qui lient l’esclave ou l’affranchi à l’idéal de soi que jamais le noble n’est pris pour ce qu’il est aussi car il est aussi abominable d’être fier d’être noble dans une société féodale que de grandir conditionné par la servitude.
Pourtant, le noble reste une sorte d’être grand  dans l’imaginaire du noble, de l’esclave et de l’affranchi au point que le noble peut se permettre de faire des enfants avec une esclave réduisant ainsi ses fils à l’esclavage avec la bénédiction de la société : c’est barbare mais c’est noble.
De là que le viol et les agressions sexuelles sont légion dans les pays où règnent encore les séquelles actives d’un régime féodal. Quand j’étais jeune, je voyais des plus grands qui se vantaient d’avoir la veille pris telle négresse dans la rue, de l’avoir consommée et de l’avoir jetée ; ils appelaient cela « embarquer ». Ces mêmes gens sont devenus aujourd’hui des responsables comme on dit respectables.
Il ne faut pas s’étonner ensuite du sort réservé aux femmes dans ces pays-là. Quelle autre explication au laxisme de l’état face aux agressions sexuelles sinon qu’il s’agit là de séquelles d’une barbarie de tous les étages qui fut démocratisée pour ne pas dire anoblie par la féodalité qui a chez nous encore quelques pleins pouvoirs dans l’imaginaire collectif car c’est une vieille pratique, comme la loi du plus fort célébrée sous nos cieux, pratiquée par n’importe qui estimant que c’est un droit au plaisir que de pratiquer ce droit à la barbarie surtout à moindre risque d’en payer le prix civilisé.
Aujourd’hui, tout Nouakchott tremble à cause du sort de cette malheureuse mère certainement pas parce qu’elle fait partie des 4372 violées en 2012 en Mauritanie ( selon la présidente de l’AFCF sur Kassataya ) mais surtout parce qu’elle a été sauvagement assassinée ensuite. Si elle en avait réchappé, on en n’aurait certainement jamais entendu parler comme les milliers d’autres violées.
Cette affaire comme bien d’autres rappelle que la Mauritanie et surtout ses grandes villes souffrent des mêmes maux de toute société moderne où ces choses sont désormais inévitables comme un retour des temps barbares. Tout le monde essaie de sauver les apparences mais le pays va mal, la société va mal car c’est une société à la dérive sans rien pour encaisser l’inévitable métamorphose que préserver les apparences par la politique de l’autruche. On fait semblant, on cache et pendant ce temps de l’intérieur tout bascule peu à peu vers les temps modernes de la jungle psychologique silencieuse qui rend tout le monde malade de quelque chose jusqu’aux accès de  barbarie qui font tomber les masques le temps du choc, le temps de relever le rideau : circulez, il n’y a plus rien à voir.
Place au règne du mythe.

Ainsi la femme Mauritanienne, maure surtout, est réputée pour être la plus libre femme du monde arabo et arabe dans sa façon de vivre et de travailler mais derrière ces apparences reste que les violences conjugales entre les murs sont monnaie courante, quant au sort de certaines noires, disquettes ou pas, h’artaniennes ou pas, c’est inimaginable mais les pauvres mauresques des quartiers périphériques ne sont à l’abri de rien non plus mais cette fois venant des jeunes des beaux quartiers qui les font rêver, leur font perdre la tête, les consomment et les jettent.
Source : CHEZVLANE

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