L’Ecole Kumballi de Samia bénéficie d’un don en matériel et fournitures scolaires

L’Ecole Koumballi de Samia bénéficie d’un don en matériel et fournitures scolaires

KUMBALI
«Un pays qui n’a pas un bon système éducatif aura des difficultés pour devenir un pays développé » déclare le DG

Située dans la banlieue de Nouakchott, le groupe scolaire Koumballi est créé en octobre 1993. Installée au tout début dans le quartier de la Socogim PS aujourd’hui menacée par les eaux de pluies à cause d’une nappe très proche, l’établissement Koumballi a déménagé dans d’autres localités de la capitale et à la Samia. C’est là où la donatrice, Faty Sow, une mauritanienne qui vit en Belgique depuis 25 ans, a découvert cette école grâce aux enfants de son cousin qui y étudient aux cours moyens.

KOUMBALI - Mme sow et enfants2 - rimweb.net

En Mauritanie au mois de mars 2014, Faty Sow a visité l’école Koumballi faisant un état des lieux de l’établissement. La situation dans laquelle se trouve cette dernière ne rime pas avec une bonne éducation pour les enfants parmi lesquels, ceux de son cousin Thierno Camara. Elle promet de « faire quelque chose une fois de retour en Belgique », souligne le directeur général, Diop Alassane. Avec ce don, « sa promesse est tenue » poursuit le DG Diop qui soutient que « c’est elle qui s’est occupée de tout : préparer le projet, réunir les dons et le transport de Belgique à Nouakchott». Pourtant, «aucun lien de parenté» n’existe entre la donatrice et le Dg de Koumballi. «Elle a seulement senti la nécessité de soutenir l’école de bonne foi » indique notre interlocuteur. Mais, le Dg précise que «c’est grâce à Mamadou Mangane, un enseignant de l’école qui m’a mis en rapport avec elle».

Du matériel scolaire pour une école de référence

koumbali-materiel1Des tables bancs, des ordinateurs avec des écrans plats, des imprimantes, des tableaux noirs, des chaises, des bureaux et des fournitures scolaires composent le don en provenance de Belgique au profit de cette école qui, selon le Dg, a commencé à émerger à partir de l’année 1998 avec des taux de réussites élevés. A en croire le DG, avant l’envahissement de l’école par des eaux, l’école a connu des réussites. «Le meilleur élève de la Mauritanie en 1998 était de notre école qui a été primé par le premier ministre d’alors » dit-il tout souriant. «Nos taux de réussite allaient jusqu’à 93% » soutient le Dg qui a reconnu des baisses dues aux difficultés auxquelles l’école a traversées à cause des eaux de pluies qui ont envahi les classes. Il cite comme première difficulté, la chute de l’effectif, ensuite une baisse de taux de réussite.
Toutefois, indique le DG Diop, la première année à la Samia, a connu un taux de réussite de 100% au concours d’entrée en 6e. « Cette année (2014 ndlr), nous avons 77,24% de réussite » souligne le directeur qui précise qu’il s’agit des résultats de la Samia à ne pas confondre avec ceux des établissements établis au Carrefour (un quartier de Nouakchott).

Pour une bonne utilisation …

koumbali-materiel12La donatrice a insisté sur la « bonne gestion » du matériel au profit des nécessiteux. Ce que précise le Dg en indiquant qu’une réflexion sera engagée en collaboration avec le comité des parents d’élèves. Toutefois, il a indiqué que certains matériels et fournitures scolaires sont simples à répartir comme les tables bancs, les tableaux qui vont directement dans les classes. Seuls les ordinateurs, les imprimantes et d’autres matériels et/ou fournitures feront l’objet d’une étude pour leur utilisation. Et Kane Ibrahima, président des parents d’élèves de préciser que la donatrice a instruit pour l’apprentissage de l’informatique que l’école doit intégrer dans son programme scolaire. En outre, le traitement des formateurs sont de son ressort. «Le bureau des parents veillera et assistera l’établissement pour la bonne gestion du don » souligne-t-il. «Les parents d’élèves sont très impliqués dans la gestion de l’école. Il y aura un suivi des parents d’élèves, des enseignants et de la direction de l’école » dit le directeur. Il a remercié la donatrice qui a fait ce « geste noble » pour l’école et compris que «l’éducation est la base de développement du pays ». Car «un pays qui n’a pas un bon système éducatif aura des difficultés pour devenir un pays développé. C’est grâce à l’éducation que nous avons de bons caractères, de bons comportements » dixit-il.
Avec ce don, l’école pourra améliorer ses charges mais pas les parents d’élèves, a tenu à préciser notre interlocuteur qui soutient que son établissement fait des œuvres de bienfaisance en accordant beaucoup de facilités aux parents d’ élèves démunis. A la Samia, l’école a 6 classes du fondamental et un collège de deux classes qui vient de démarrer.

Une initiative personnelle devenue un projet familial

koumbali-materielAu début, un rêve. Après plusieurs années de réflexion durant le séjour à Bruxelles, Faty Sow s’est lancée dans le projet pour faire profiter les enfants de son pays natal l’éducation de ceux d’un autre continent. En réalité, Faty s’activait dans le social à Bruxelles. Les tout petits enfants qui manipulaient l’ordinateur l’ont émerveillée. «Nos enfants sont en retard même si au plan culturel il n’y a pas à se plaindre » souligne Mme Sow qui soutient que « c’est cela qui m’a fait réagir et surtout motivé pour mettre en place ce projet ».
Mariée à un Flaman, Mme Sow a eu au début des difficultés pour s’intégrer au néerlandophone, une langue assez difficile pour elle. Cependant, chemin faisant, elle a pu s’intégrer, grâce à sa pugnacité et sa persévérance et ce après 7 ans d’apprentissage de néerlandais dans une université belge, et 3 ans d’étude infirmière. Et Mme Sow a alors des capacités et des compétences réunies pour porter le projet.
« Ma Maman était une nourricière dans un hôpital français en Mauritanie » révèle-t-elle. « C’est elle qui m’a inspiré et j’ai eu l’envie de porter une blouse blanche» poursuit-elle.
Le projet en question, a été l’œuvre de toute une famille. Ses enfants, Sadio, l’aîné, et ses deux sœurs Hawa et Marie se sont occupés du volet sensibilisation dans les réseaux sociaux. Il s’y ajoute des contacts personnels noués à travers ses premières activités professionnelles (conférences, voyages …). « J’ai beaucoup voyagé pour prendre part aux conférences, mais j’ai constaté que c’était du blabla» explique Faty. « J’ai démission de tout pour me lancer dans ce projet avec ma famille » souligne-t-elle.

Une mobilisation tout azimut

SAMIA ECOLE KOUBALI DIRECTEUR ET PDT DES APELes résultats de cet effort familial ne se sont pas fait attendre. Des amis, tout comme de simples contribuables, des humanistes ont tous réagi en réunissant du matériel et des fournitures scolaires. Deux entreprises ont fourni du matériel informatique et des tables blancs. Il y a également les élèves de l’école où étudient les enfants de Faty, Hawa et Marie. Tous ont donné des cahiers, des bics, des livres et d’autres fournitures scolaires. Mme Sow a pris en charge le transport du container de 40 pieds de Bruxelles à Nouakchott.

Le casse-tête au port de Nouakchott

Pendant trois mois que le projet s’est construit et réalisé, les promoteurs, Mme Sow et ses enfants n’ont pas eu du souci à se faire même en Europe. C’est à Nouakchott, chez eux, que les difficultés ont commencé. Comble du ridicule, pour sortir le container au port de Nouakchott, il a fallu mettre la main à la poche. Chose que la donatrice a du mal à croire. « Sur place, nous avons été surpris du déclenchement te la spontanéité des réactions en notre faveur. Ça allait plus vite qu’on ne pensait, une solidarité agissante, c’était comme un rêve » se souvient-elle.

koumbali - Notable de SamiaMalheureusement, « depuis notre arrivée le 03 juin à Nouakchott, c’était des tracasseries administratives au port de Nouakchott. Durant une semaine, il fallait utiliser l’argent amassé pour les bénéficiaires pour payer les frais de port, un montant de un million 400 mille sur les 1,6 millions d’ouguiyas qui devaient être remis à l’école » regrette-t-elle et ses enfants. Toutefois, Mme Sow reconnaît qu’elle n’a pas touché les autorités compétentes concernées pour lui faciliter les formalités du port ou être exonérée de certaines charges. C’est pourquoi, les promoteurs exigent des bénéficiaires que le matériel soit «bien géré et soit destiné aux vrais nécessiteux». « Tous les enfants doivent profiter du don » martèle-t-elle.
Selon les parents d’élèves, un comité de gestion sera constitué pour le suivi, l’entretien et la gestion du matériel. Mieux, ce comité sera chargé prochainement de prendre toutes les dispositions qui s’imposent pour faciliter le retrait des prochains dons car Mme Sow ne compte pas s’arrêter là.

Badiane

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Commentaires

  1. abdourahmane diarra a écrit:

    Je vous did courage et bonne continuation fans he project social louable. Courage aux enfants qui she donne does lemurs pour mobiliser CE materiel. Merci pour voter engagement fans l education.
    Diarra
    Vlotgraslaan dendermond

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