L’éditorial de Biladi

éditorialRIM BILADI: C’est la réalité. L’opposition balance entre le rejet d’une offre gouvernementale du dialogue, confuse et surprenante, ou son acceptation par peur de perdre une occasion rare, même rêvée, de pacifier la scène et résoudre une crise politique qui continue de peser tous les risques sur l’avenir du pays. Une opposition qui n’a jamais réussi, tous ces derniers temps, à prendre l’initiative face au président Ould Abdel Aziz. Et qui se trouve aujourd’hui dans une situation pour le moins délicate…
Pour l’opposition, cette affaire du dialogue, qui tient l’opinion en haleine, peut aller dans différentes directions. Soit elle s’oriente vers un arrangement bancal entre ses membres au sein du FNDU (Forum national pour la démocratie et l’unité) allant, sans trop d’illusions et surtout sans garanties, vers la négociation avec le pouvoir. Soit elle décide de tout rejeter au risque de se trouver dans la même situation où le pouvoir fait ce qu’il veut face à une opposition impuissante qui est, parfois, incapable d’agir, ne serait-ce qu’à travers un communiqué de presse…
En attendant l’arrivée d’un troisième larron pour rafler la mise. Et on recommence…
Un troisième scénario, catastrophique pour le camp de l’opposition, est envisageable : une scission au sein du FNDU qui provoque son éclatement et sa mort. Un cas de figure qu’on ne doit point écarter et qui, s’il arrive à se confirmer, fera certainement le jeu du pouvoir qui aura ainsi réussi à semer la division et même l’animosité au sein de ses adversaires les plus farouches.
A ce moment là, il pourra ouvrir le dialogue avec des partenaires diminués qui ne seront certainement plus en mesure de lui arracher trop de concessions.
Au sein du FDNDU, on semble avoir occulté ce scénario, d’autant plus que beaucoup de monde est déjà embarqué dans le bateau du dialogue et ne voit que cela.
Cette situation rappelle celle de 2009 où les opposants au putsch avaient presque forcé le président Sidi de démissionner et ont fini par tout perdre. Rien n’exclut que ce scénario ne se répète encore aujourd’hui…
Mais, au fond, tout cela ne dépend que d’un seul homme : le président Mohamed Ould Abdel Aziz. Veut-il réellement entrer dans un processus d’apaisement ou continuer à entretenir la guerre avec son opposition ? La réponse se trouve avec lui, nulle part ailleurs.

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