L’éditorial de Biladi

editorial_biladiRMI Biladi – La société nationale industrielle et minière (SNIM) se débat dans une crise sociale sans précédent depuis plus de quarante jours. Un conflit oppose l’administrateur directeur général de la SNIM aux travailleurs de celle-ci. L’autorité publique a pris manifestement partie pour l’administrateur.

La SNIM est immobilisée. C’est toute une économie nationale qui s’enlise. Et dont les conséquences néfastes risquent de s’éterniser encore quelque temps même au-delà de la fin de la crise. La SNIM a pourtant survécu à la guerre du Sahara Occidental, 1975-1978.

Une guerre, on s’en souvient, qui faisait rage et désolation au cœur de l’environnement vital de la société minière. Le train minéralier a résisté et n’a cessé de faire son chemin sur la bande frontalière, alors ligne de front d’une guerre destructrice. Le fer s’embarquait de Zouerate. Se débarquait à Nouadhibou. Sous le feu.

Aujourd’hui, la SNIM s’effondre, perd chaque jour des millions de dollars. Son avenir se compromet. Son horizon s’obscurcit. Et par-delà celui de tout un pays et de toute une économie. Pourtant, la SNIM a connu ces dernières années une embellie. Une période qu’on a passé à chanter. Et s’enorgueillir, telle la cigale, de la chaleur estivale. On n’a pas songé un instant à l’hiver terrifiant et ce qu’il porterait dans ses flancs !

On cherche le coupable d’une gestion catastrophique, qui n’engage pas seulement le premier citoyen du pays, qui a fermé l’œil connivent, que la personne de l’administrateur directeur général de la SNIM.

L’autorité publique, pour venir en aide à son intouchable, on ne sait pour quel intérêt suprême, rameute les médias, inféode les journalistes et s’active déjà à faire prévaloir la langue de bois, en dépêchant une équipe de la télévision publique et une autre semi-publique, pour masquer la vérité et vendre, à l’opinion, une version officielle qui n’emballe plus personne, aujourd’hui. Et en laquelle, personne ne croit, non plus, un seul instant.

Ce qui se passe à la SNIM est une affaire de responsabilité. L’actuel administrateur de la SNIM, quelle que soit la sympathie que lui trouve la plus haute autorité du pays, a tout simplement échoué dans sa gestion de la crise. Il a échoué, le premier jour de l’éclatement de celle-ci. Il a échoué tout au long de la crise. Et son échec, il doit le porter, l’assumer. Rien ne saurait l’en soustraire.

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