L’embouteillage ou le désordre à Nouakchott

amboutillage NouakchottLa capitale Nouakchott s’est revêtue en nouveaux goudrons. D’autres voies ont été élargies. Mais, l’embouteillage persiste. Pendant les heures de pointe, il faut plus de 30 minutes pour, juste, parcourir quelques mètres sur la voie Marché-capitale/Polyclinique où le mot «désordre » revient sur toutes les lèvres pour expliquer la situation.

Le désordre, maître du jeu

 

Le reporter de Alakhbar s’est rendu dimanche au rondpoint de la Polyclinique pour constater ce «désordre ». L’image est choquante: un véhicule, un charretier et un chariot se disputent la priorité. Un bus vient leur fermer le passage. Un chauffeur, pressé, brûle le feu rouge, cogne un taxi mais n’avance pas. Plutôt, il se jette dans la meute de véhicules. Arrive ensuite un deuxième véhicule, puis un troisième… quelques secondes plus tard, le rondpoint était bouché. Sauf un piéton, téléphone à l’oreille, aura la chance de sauter dans un taxi, en plain goudron. Le chauffeur, El Hajj Ould M’Barek, qui fera ses acrobaties pour se délivrer va se faire agresser par un homme d’arrière son chariot.

Accusations mutuelles

Notre chauffeur s’enflamme : «Ils sont agressifs ces gens-là. Il suffit de leur adresser un seul mot pour qu’ils brandissent le bâton sur toi.  Nous payons la vignettes, l’assurance en plus d’autres taxes quotidiennes sans compter les prix du gasoil qui ne cesse de monter. Avec ça, des chariots osent nous disputer le goudron !». Un autre qui poussait un chariot, Neu Ould Sqaïr, s’est senti visé, il renvoie la responsabilité aux « Moullé lahmar (charretiers) »: «C’est plutôt les Moulé lahhmar qui ferment la route. Regardez (il indexe un charretier) comment il faufile entre les voitures. Incroyable ! Que du désordre ici». La réplique du charretier ne va pas tarser: « Que voulez-vous- dites le moi- qu’on ne traverse pas goudron le goudron pour faire notre boulot !  »

 

 

Notre chauffeur lui tourne sur les commerçants. Il estime que ces derniers « qui garent mal » ont aussi leur part de responsabilté: »Comment peut-on tolerer ces commerçants qui stationnent leur voiture sur le goudron du matin jusqu’au soir et ferment la route ». Une partie de cette voie publique est d’ailleurs squattée par les autres commerçants de fortune.

 

Après avoir accusé tout le monde, notre chauffeur sera à son tour interpelé par un conducteur comme lui. Cet ancien chauffeur du Ministère des Mines, Yahya Ould Mohamed regrette que « ce sont les mêmes chauffeurs qui nous tympanisent qui créent l’embouteillage. Ils conduisent mal, déambulent sur le goudron et bougent dans tous les sens. Personne ne respecte le code de la route. On devait leur retirer le permis après plus de trois infractions commises». El Ghoutoub Siddati, un directeur d’école commerciale, s’indigent d’ailleurs du fait « que des chauffards achètent le permis pour venir semer le désordre sur la route ».

 

Tout le monde est fautif

 

Chacun accuse l’autre mais finalement tout les monde est fautif. Mieux vaux alors trouver une solution au problème. C’est ce que tente Abdoul Razak, un étudiant qui propose la construction de ponts et la réhabilitation des routes dégradées. Il ajoute qu' »il faut exiger aux chauffeurs le respect des règles. La plupart d’entre eux violent les sens interdits et cela va même de leur propre sécurité ». Un autre étudiant, Bâ Mamadou Ousmane, considére qu’il faut aussi rappeler aux agentes de la sécurité routière que leur mission « ce n’est pas seulement de verbaliser et de collecter des taxes, mais aussi d’organiser la circulation». Malik Diop, un chauffeur de taxi va même déverser sa colère sur ces agents: »Les agents du GGSR nous fatiguent avec des PV pendant qu’ils nous laisse sombrer dans l’embouteillage ».

Source : Alakhbar

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