L’erreur politique de Hamza : payer pour éviter la prison…

recelleur

Déjà hier, on l’entendait dire avec un ton plus relax que des solutions restent possibles face à l’ultimatum de l’IGE : soit payer une partie maintenant et le reste ensuite cela revient à avoir le canon sur la tempe comme tous ceux qui sont aujourd’hui en « liberté provisoire » soit quasiment tout ceux qui eurent affaire à la justice pour des affaires de crimes économiques, soit payer la totalité de la somme et porter plainte ensuite. Il semble que Hamza ait décidé d’opter pour le payement par traites mais là encore la seule façon d’éviter la prison en ayant droit au sursis serait de payer les 3/4 des sommes réclamées.

La technique de payer et porter plainte ensuite ou payer et attendre semble celle adoptée par certains dont Bodiel car il paraît qu’après deux ans sans suite, l’état est censé vous rembourser l’avance. De toute façon, rien ne vaut la prison sauf l’ambition politique. En refusant de politiser la chose à la veille des élections, Hamza fait certainement une magistrale erreur politique à moins qu’il n’ait aucune ambition d’envergure en la matière lui qui s’est dit, il y a déjà quelque temps, ne plus vouloir se présenter pour un nouveau mandat.

Hamza n’a pas voulu politiser la chose car il espérait peut-être que le pouvoir serait clément face à une telle attitude mais en vérité Hamza sait que politiser la chose ne sert à rien ni pour éviter la prison ni pour en sortir quand on n’est pas de la dimension d’un Nouégheit et autres captifs des premières heures du changement constructif car, dit-on, à ce jour Nouégheit n’aurait rien payé du tout de l’arrangement réglé sous les hospices de l’expert en taux d’intérêts islamiques Dedew qui les fit accepter à 5,5%.

Payer pour Hamza est une sorte de suicide politique car cela signifie avoir peur de la prison quand on est censé n’avoir rien à se reprocher. C’est d’autant plus une erreur politique que les élections sont proches, Hamza célèbre avec des soutiens partout dans le monde en cas de guerre médiatique. Ses arguments ont fait mouche lors de sa conférence de presse où il rappela l’état des comptes forts de 3,5 milliards d’ouguiyas sans parler du respect total du contrôle administratif qui a vu ses comptes d’administration et de gestion validés par les ministères des finances et de l’intérieur.

Le combat aurait pu être rude pour le pouvoir car le maire pouvait rassembler tout Nouakchott avec une bonne campagne de soutien qui rassemblerait non seulement l’opposition mais tous les citoyens qui verraient dans cette attaque un énième coup de l’IGE à la carte même si l’IGE n’est pas responsable de la tournure que prennent les événements vu que c’est Hamza qui a rendu public le verdict de l’IGE quand d’autres payent discrètement ou ne payent peut-être pas si au sommet on ne veut pas donner suite aux rapports de l’IGE pour mieux tenir tel et tel.

Si Hamza a fait machine arrière c’est peut-être aussi qu’il se sent faible à cause d’une autre histoire qui demande à être vérifiée. A l’époque où Aziz était hospitalisé, on a parlé d’une tête tirée par Hamza en sortant de chez Aziz pour aller ensuite au Maroc. Hamza à l’époque a démenti toute interprétation de son expression qu’on a mise sur le compte de l’état de santé de son cousin alors qu’il pourrait s’agir d’autre chose. On se souvient encore de l’épisode de l’émissaire de M6 sèchement éconduit selon les mêmes rumeurs qui ne sont pas toujours infondées. On se souvient après tout cela de l’affaire GBM-BCM qui a vu alors les oulad Bush baa vouloir faire une médiation. On se souvient que ce même Hamza a voulu jouer au pompier alors qu’il est du RFD ce qui normalement devrait l’exclure d’office de toute négociation sécrète entre Aziz et Bouamatou pour faire la paix.

On sait comme nous l’avons rappelé avec des extraits d’un article de Jeune-Afrique que Hamza est un fan de Bouamatou. Cela aggrave-t-il son cas dans cette affaire ? Peut-être pas car même si officiellement les choses s’arrangent entre la GBM et la BCM donc entre BSA et Aziz, rien ne peut laisser espérer une paix ni véritable ni durable quand on connaît le profil des frères désormais ennemis Bouamatou et Aziz  car c’est allé trop loin et Bouamatou, qu’on peut comprendre sans le  justifier, ne pardonnera jamais ce qu’il estime être une trahison de la part de son poulain même si d’un autre côté le citoyen lambda peut estimer que calmer les ardeurs politiques et économiques du redoutable banquier n’est peut-être pas une mauvaise chose quand on sait sa force de frappe financière, ses réseaux et son capital sympathie dans notre monde politique et journalistique à base de soutiens tout azimut car comme l’a dit Hamza à l’époque « Bouamatou soutient tous les partis politiques… »

Alors hamza en décidant de payer a peut-être raté l’occasion de réveiller l’opposition et ceux qui en ont marre des attaques du pouvoir à la carte à moins que Hamza ne soit plus sûr de ses alliés. D’une part car à ce jour aucune fuite massive à propos de ce rapport de l’IGE qui parlerait, dit-on, d’un milliard de frais de mission par an, pourquoi ne pas rendre public le détail des accusations de l’IGE si Hamza est sûr de lui, de l’autre, on dit, qu’entre Bouamatou et Hamza l’air ne serait plus très frais, mais il ne s’agit là que de pures spéculations. Avec les conséquences du dicton, Hamza a-t-il mis le doigt entre l’écorce et l’arbre en voulant réconcilier l’ancien tandem Bouamatou-Aziz ?

Ce qui est sûr c’est que les choses ne pouvaient plus durer : comment la CUN peut-elle avoir dans ses comptes 3,5 milliards quand tout est à faire à Nouakchott ? C’est la preuve que Hamza a raison en disant que l’état ne le laisse pas travailler en lui refusant les autorisations qu’il faut pour lui mettre des bâtons dans les roues partout.

Source : Vlane

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