Les accidents : reprennent et Les autorités à court de solutions


Les accidents de la circulation à Nouakchott et à l’intérieur du pays font désormais partie du quotidien des Mauritaniens. Pas un jour ne se passe sans son lot d’accidents avec des bilans lourds consacrés par des morts d’hommes !

ACCIDENT MORTELLes habitants de la Commune d’Arafat se sont réveillés hier lundi par un accident de circulation occasionné par un bus de la Société nationale de transport a percuté, de plein fouet un véhicule de type Renault transportant des passagers qui s’en allaient à Rosso. D’importants dégâts matériaux ont été signalés ainsi que plusieurs blessés graves.

Dans la nuit du vendredi à jeudi, c’est un accident sur l’axe Nouakchott-Nouadhibou qui a coûté la vie à un militaire de la Marine Nationale et occasionné trois blessés civils.

Deux jours auparavant, deux autres accidents étaient signalés l’un sur la route de l’Espoir et l’autre aux environs de Kaédi. Au rythme d’évolution des choses, le bilan des accidents de l’année en cours pourrait dépasser celui de l’an dernier. 2012 avait été couronnée par de nombreuses pertes de vies humaines sur ces « routes de la mort » : le nombre des victimes des accidents de la circulation a atteint 168 personnes tués, en plus de milliers d’autres blessées alors que les pertes matérielles sont estimées à 10 milliards d’UM, ce qui représente entre 1% et 2% du PIB, selon le ministère de l’Equipement et des Transports.

Les routes constituent le domaine du transport le plus utilisé par les Mauritaniens dans leur déplacement. Circuler sur les routes mauritaniennes est devenue la pire crainte des Nouakchottois et de ceux de l’intérieur. Les routes mauritaniennes tuent plus que les délinquants dans les quartiers périphériques de Nouakchott.

Aucune mesure n’est prise de la part des autorités qui sont à court d’initiatives voire même dépassées face à cette situation qui arrache des êtres chers aux Mauritaniens. Avec cette recrudescence, les usagers ne savent plus à quel saint se vouer. Même avec l’arrivée des soldatesques de Mesgharou, le Groupement Général de la Sureté Routière (GGSR) les accidents de circulations ont continué à prendre de l’ampleur.

« On ne peut pas comprendre que les autorités favorisent et de jour en jour la hausse progressive du prix de l’essence et n’arrivent même pas à régler la situation de ces accidents qui coûtent la vie à de nombreux citoyens » martèle Mohamed Bezeid, Camionneur qui fera remarquer que les autorités sont dans leur bureau climatisés à siroter le thé et à écraser le pain, abandonnant les citoyens seuls devant leurs problèmes. « Ce n’est pas le fait de construire des routes qui mettra fin à la recrudescence des accidents » diera-t-il.

Pour Abdallahi Fall, fonctionnaire à la retraite, « c’est pas avec la distribution d’un livre scolaire parlant de la sécurité des routes et des précautions à prendre pour la survie des citoyens, aux élèves pour les sensibiliser sur les panneaux de signalisation et leur faire connaitre les précautions à prendre avant de traverser le goudron que les accidents de circulations pourront être réglés. Il faut vérifier tous les permis de conduire et reconduire les chauffeurs dans les écoles de conduite ». En attendant, les routes continuent de tuer.

Cheikh Oumar NDiaye

Source : L’Authentique

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