Les élections « techniquement impossibles » en octobre 2013

On évite à tout prix de le dire, depuis la Ceni au gouvernement en passant par la majorité présidentielle.Mais c’est quasiment vérifié sur le terrain electionde la réalité par la conjugaison d’un ensemble de facteurs indispensables pour la tenue d’élections crédibles et transparentes, techniquement impossibles à organiser en octobre prochain.

Un répit pour la COD pour se remobiliser aux fins d’être associée à la gestion collégiale des futures échéances, mais également un dur coup porté à la démocratie en hibernation avec le maintien incessamment prolongé d’élus aux mandats expirés depuis très longtemps.

Du président de la République, à celui de la Ceni à l’UPR en passant par le gouvernement, le mot d’ordre est le même : « allons coute-que-coute aux élections d’octobre 2013, même sans consensus».

Un exercice psychologique qui commence à révéler son vrai visage, destiné à hanter la COD par le fantôme électoral pour la pousser à changer de position et à renoncer au boycott, en décidant de participer sans conditions contraignantes et donc à ranger dans les tiroirs ses doléances du Rahil et des enquêtes sur les présomptions narcotiques de cercles au pouvoir.

En effet, toutes ces parties sont conscientes de l’impossibilité d’organiser les futures élections législatives et municipales avant la fin de l’année, à fortiori en octobre prochain, comme théoriquement prévu suivant les déclarations faites par la Ceni ainsi qu’à travers le décryptage des mesures prises à différents niveaux de l’administration pour créer une atmosphère préélectorale par excellence.

Sans parler des possibles lacunes qui peuvent entacher le prochain RAVEL comme l’illustre d’ailleurs parfaitement les insuffisances des opérations d’enrôlement, régulièrement rectifiées de manière insuffisance, d’autres conditions clés, beaucoup plus concrètes attestent de l’impossibilité d’honorer cet échéancier.

Il s’agit en plus de l’absence d’un consensus, les mesures que les autorités devront prendre quelques mois d’avance pour assurer une meilleure préparation de ces élections telles que la commande du matériel électoral, la confection des listes des électeurs, les financements attendus des bailleurs de fonds pour ces échéances qui nécessitent de gros moyens …

Par ailleurs, on peut objectivement admettre cette impossibilité dés lors où la Ceni, quoique engagée dans une optique de tenue irréversible de ces consultations, n’a pas encore communiqué un chronogramme des Opérations électorales, capable de faire un relevé et un monitoring, celles à finaliser ou encore à faire.

A cela, s’ajoute aussi l’absence d’un Budget, du moins de la part des bailleurs supposes financés le processus ainsi que les imperfections du fichier électoral puisé depuis les résultats des opérations d’enrôlement, à leur tour jugées discriminatoires et exclusives.

Autrement dit, comment des élections peuvent se tenir si des pans entiers de la population, sensée sollicité pour élire ses représentants légitimes ne détiennent pas pour une raison ou pour une autre leurs pièces d’état civil et leur identité à l’instar de ces milliers de citoyens au pays non encore inscrits et des centaines d’expatriés comme la diaspora nombreuse en France.

Md O Md Lemine

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