Les entreprises publiques en difficulté

ENERLa situation financière des entreprises publiques est en train de s’aggraver de façon inquiétante, c’est ainsi que l’endettement global a été évalué à plusieurs dizaines de milliards . l’ENER , la SOMAGAZ, laSOMELEC, la société des forages et la MAI sont les premières à subir les conséquences des restrictions budgétaires récemment décidées par le gouvernement.
La situation financière des entreprises publiques était déjà difficile avant l’arrivée de l’actuel gouvernement , elle a empiré de façon alarmante depuis deux ans : Sureffectifs , erreurs de gestion, accumulation des pertes et de l’endettement bancaire, retards et insuffisances des subventions, vieillissement des outils d’exploitation.
Le rôle social prend le dessus sur le rôle économique, les motifs ne manquent pas, structurels et conjoncturels. Ce qui fait défaut, c’est la stratégie de thérapie et les solutions à court et à long termes.
Elles sont déjà très nombreuses ( publiques et privées) à se plaindre de ne plus être en mesure de recouvrer les créances qu’elles détiennent auprès du Trésor et des collectivité locales( 13 milliards pour l’ENER, une entreprise endettée à hauteur de 6 milliards auprès d’une banque de la place), mais plus grave encore, d’ajouter de nouvelles commandes à leurs plans de charge finissants.
«Les prémices d’un net ralentissement d’activité dans le secteur névralgique duBTP sont là et il faut être aveugle pour ne pas les voir», nous apprend le DG d’une importante entreprise de BTP , qui a requis l’anonymat. Ses inquiétudes sont corroborées par les propos d’autres chefs d’entreprise dont ceux du patron d’un bureau d’études d’architecture.
Tous sont unanimes à reconnaître que leurs avoirs en banque (trésorerie) fondent comme neige au soleil et que leurs dettes envers les fournisseurs s’envolent au point de ne plus être en mesure de les honorer aux échéances contractuelles.
Des refus de livraison de marchandises par leurs fournisseurs attitrés seraient fortement à craindre, à en croire un de nos interlocuteurs. Face aux difficultés de recouvrement de leurs créances que les trésoriers et receveurs de l’Etat et des communes gèlent avec encore plus de zèle que par le passé, l’espérance de vie des entreprises du BTP, qui ne bénéficient pas de soutien, sera à l’évidence très courte.
Il n’y a pas une solution pour assainir les entreprises publiques, mais toute une panoplie de solutions selon une étude à mener au cas par cas. Certaines entreprises peuvent et doivent être restructurées moyennant un allègement des effectifs de personnel et un rééchelonnement des dettes.
Pour d’autres, l’État doit absolument recapitaliser en injectant des fonds dans le capital et en prenant à sa charge les dettes de l’entreprise afin de lui permettre de repartir du bon pied de façon durable.
La privatisation de certaines entreprises s’impose, car elles évoluent dans un contexte concurrentiel et leur plan de sauvetage implique des sommes colossales pour renouveler le potentiel de production.
Or l’État n’a pas les moyens d’investir lourdement étant donné le déficit du Budget et les ressources financières insuffisantes. C’est le rôle du secteur privé de mobiliser des capitaux importants pour investir massivement à long terme.

Source : Rimeco

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