Les FPC mettent en garde contre une condamnation des militants de l’IRA

Calame : Les Forces Progressistes pour le Changement (FPC) en Mauritanie  (ex FLAM)-issues de la mouvance nationaliste négro africaine, mettent en garde contre une éventuelle condamnation de militants antiesclavagistes de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), arrêtés le 11 novembre dernier et dont le verdict du procès devant le tribunal correctionnel de Rosso (200 kilomètres au Sud de Nouakchott), est attendu le 15 janvier prochain, dans une déclaration rendue publique dimanche soir.

Parmi les militants en détention préventive figure Biram Ould Dah Ould Abeid, leader du mouvement, classé deuxième à l’élection présidentielle du 21 juin 2014 et prix des Nations Unies (ONU) pour les droits de l’homme en 2013.

A l’issue d’une série d’audiences entamées fin décembre, le parquet a requis une peine de 5 ans de prison ferme contre ces activistes antiesclavagistes pour « appartenance à une organisation non reconnue » et diverses autres infractions liées au trouble à l’ordre public.

Les FPC rappelle la condamnation récente  à la peine de mort d’un jeune reconnu coupable « d’apostasie » par la cour criminelle de Nouadhibou.

Un verdict rendu par « une justice qui constitue l’excroissance d’un système féodalo-raciste aux forfaits duquel elle apporte une onction légale. »

Ce mouvement de l’opposition  redoute un « nouveau simulacre de procès » dans le traitement du dossier des militants antiesclavagistes « suite à des signaux émis par les tenants de l’ordre discriminatoire, une frange de religieux déterminés à tirer la Mauritanie vers le bas » par la violation des règles de droit et du principe d’une justice indépendante et équitable.

La déclaration rappelle les lourdes  condamnations contre les militants négro-africains dans la seconde moitié des années 1980.


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