Les ministres des relations avec le Parlement et la société civile, de la justice et des affaires économiques commentent les résultats de la réunion du conseil des ministres

Les ministres des relationsLes ministres des relations avec le parlement et la société civile, porte parole du Gouvernement, de la justice et des affaires économiques et du développement, respectivement Dr Izid Bih Ould Mohamed Mahmoud, M. Sidi Ould Zein et M. Sidi Ould Tah ont commenté, jeudi soir à Nouakchott, les travaux de la réunion du conseil des ministres.
Prenant la parole, le premier, le ministre des relations avec le parlement et la société civile, porte parole du Gouvernement a indiqué que la réunion du conseil des ministres qui s’est déroulée jeudi sous la présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a examiné et adopté un certain nombre de projets de loi et de décrets ainsi que des communications dont un projet de loi abrogeant et remplaçant la loi n° 2007-048 du 3 septembre 2007 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes. Il a aussi examiné et adopté, a-t-il dit, une communication relative à la création de deux pôles de développement dans les wilaya du Hodh El Charghi et du Hodh El Gharbi.
Expliquant le projet de loi incriminant l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes, le ministre de la Justice a précisé que les dernières modifications de la constitution ont considéré l’esclavage et les pratiques esclavagistes comme crime contre l’humanité.
Il a en outre indiqué qu’il est devenu nécessaire de procéder à une conformité des lois pour incorporer les infractions prévues par les conventions internationales en la matière.
Le ministre a aussi noté que le gouvernement a adopté une feuille de route le 6 mars 2014 qui a considéré les pratiques esclavagistes comme crime contre l’humanité et qui a introduit une terminologie claire et précise relative à l’esclavage.
Il a ajouté que le projet de loi comporte trois questions dont la première, a-t-il dit, porte sur la définition des pratiques esclavagistes considérées comme crime.
Quant à la deuxième question, elle fait passer les infractions réprimant les pratiques esclavagistes du degré de délit comme s’était le cas dans le passé à celui de crime sanctionné par 5 à 10 ans de prison. L’amende pour ce crime est aussi passée de 50 000 ouguiyas à 5 millions d’ouguiyas.
La troisième question est relative à la confirmation dans la loi de l’existence de de cours spéciales qui seront créés par décrets sur toute l’étendue du territoire national pour traiter les questions relatives à l’esclavage.
Pour sa part, le ministre des affaires économiques et du développement, M. Sidi Ould Tah, a souligné que la création de deux (2) pôles de développement dans les Wilayas du Hodh El Charghi et du Hodh El Gharbi, objet de la communication présentée devant le conseil des ministres, fait suite à la récente visite du Chef de l’Etat dans les deux wilayas pour constater les conditions de vie des citoyens et l’état de fonctionnement des structures publiques et la qualité de leurs prestations.
 »La visite était l’occasion par le Président de la République de jauger les insuffisances et faire l’esquisse des mesures à entreprendre pour améliorer la qualité des services publics et rehausser le niveau de vie des populations aux plans économique et social », note le ministre.
Il a ajouté que le Chef de l’Etat a donné ses instructions, après la visite, pour la réactivation de l’article 15 de la loi d’investissement qui autorise la création des zones économiques spéciales dont des pôles de développement.
Evoquant l’apport attendu de ces pôles, le ministre a dit qu’il permettront la création d’un développement économique régional équilibré par la revalorisation des produits locaux, l’impulsion d’une valeur ajoutée, la création des opportunités d’emploi pour les jeunes et les femmes et la fixation des habitants au terroir.
Et le ministre d’ajouter que les deux pôles bénéficieront des infrastructures pour lesquelles l’Etat a consenti des investissements colossaux ces dernières années, notamment les routes, l’électricité, l’eau et les communications.
S’agissant des mesures d’encouragement des investisseurs dans la zone, M. Sidi Ould Tah a affirmé que l’Etat va accompagner les investisseurs opérant dans les deux pôles sur plusieurs axes:faciliter l’acquisition des parcelles, la réduction des tarifs de l’électricité et l’exonération des taxes et droits des douanes afin de créer le noyau d’un développement dans les zones de l’est, connues par ses énormes potentialités en élevage, surtout la viande rouge et les produits laitiers.

Source: AMI

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