Les politiciens sauront-ils tirer profit du mois béni ?

SAM_0773Au premier abord la question peut paraître banale, mais en réalité elle est toute centrale et incontournable pour répondre à la profonde attente d’un peuple tout tourmenté se trouve pour autant et par la force du destin, uni dans sa riche diversité sous la coupe quelque peu bousculée d’une même croyance l’Islam et d’un même rite le malékisme. Aussi faudrait-il que tous les acteurs de la scène politique et de la société civile méditent en profondeur sur les incohérences pesantes et crevantes qui entretiennent et fécondent un abcès, enflé et puant, tout fait d’incompréhension, de ségrégation et de haine.
Certes méditer requiert foi, courage, humilité, force et sens du devoir. Il n’est point de rôle plus à même d’épouser le sens du mois béni de Ramadan que celui de méditer pour aboutir.
L’unité nationale condition sine qua none de la stabilité, gage premier du développement, garante de l’égalité et précurseur de la démocratie, doit trouver sa place prépondérante en cette méditation qui par voie de conséquence doit être généralisée à tous les acteurs de la vie nationale engagés en cela au premier chef, soient les formations politiques, la société civile et toutes les entités nationales.
Loin des turpitudes et calculs politiciens pour des intérêts antagonistes et fort égoïstes, les enseignements et recommandations du mois béni de ramadan offrent un champ inespéré de rapprochement, de concorde, de pardon et d’actions unificatrices et constructives.
Tous ces acteurs de la vie politique et de la société civile doivent se côtoyer dans les mosquées, lieu de culte salvateur, de purification des âmes ternies par le quotidien égoïste et l’avidité de pouvoirs éphémères.
Les échanges qui s’y feront baliseront les chemins vers la cohérence des idées et donneront aux divergences le caractère de la complémentarité et non des rivalités.
Les actions qui s’en suivront doivent être déconcentrées et empreintes de l’échange positif et apaisé. Il n’est rien de plus marquant que l’entente sur les questions fondamentales et la divergence constructive sur les voies, méthodes et moyens de développement et d’application de toutes politiques visant à affermir l’unité nationale, à généraliser la justice et à asseoir les solides fondements d’un état de citoyenneté viable, stable et Perrin.
Verra t-on se concrétiser une telle prouesse dans les espaces de la foi que son les mosquées pour que s’en suivent des moments de «couper» rassembleurs de toutes les bonnes volontés, celles qui ont à cœur de voir s’épanouir leurs concitoyens dans l’entente, la concorde, l’égalité de chances et la pleine citoyenneté civique ?
Même si rien ne présage encore la réalisation d’un tel vœu pieux, le peuple mauritanien dans sa majeure partie tente lui dan son humilité de contenir les haines et les frustrations au plus haut de ses possibilités et de profiter au mieux des enseignements justes et vertueux du mois béni. C’est en cela que tient sans doute, au mois de jeun, tous les ans la baisse d’une température des tensions qu’élèvent sans relâche les inégalités observées, les exclusions de tous genres et l’absence inceste de l’égalité, fondement premier de l’Etat de droit et de la citoyenneté
Source: weli cheikhbouya
Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge