Les réfugiés yéménites affluent à Djibouti

DjiboutiDjibouti voit des réfugiés yéménites affluer, fuyant la guerre qui sévit dans leur pays. Selon l’ONU, les combats au Yémen ont fait plus de 700 morts et plus de 2 000 blessés. Les organisations humanitaires n’arrivent pas à accéder au terrain pour acheminer l’aide nécessaire. Elles demandent une trêve de 24 heures pour pouvoir agir. En raison de la dégradation de la situation sur place, Djibouti se prépare à recevoir plus de réfugiés.

Les réfugiés qui fuient le Yémen se lancent dans un trajet difficile pour trouver un lieu sécurisé. Après avoir quitté leur pays avec le nécessaire dans de petites embarcations, ils doivent franchir le golfe d’Aden, une traversée souvent périlleuse, qui dure en moyenne deux jours. La plupart des réfugiés accostent au port d’Obock où le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a installé un camp.

La police fait état de 4 600 réfugiés. D’autres structures parlent de 700 personnes. Vu la dégradation de la situation au Yémen, plusieurs organisations humanitaires s’attendent à un afflux plus important dans les jours à venir. Sur cette lancée, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) annonce avoir renforcé son dispositif pour accueillir près de 30 000 personnes à Djibouti.

Dépassées par ces afflux, les autorités ont installé des centres d’accueil temporaires. Le ministre des Affaires étrangères a récemment annoncé que des fonds avaient été débloqués pour satisfaire les besoins des réfugiés.

Un cessez-le-feu pour acheminer l’aide humanitaire

Au Yémen, les organisations humanitaires soulignent les problèmes d’acheminement de l’aide en l’absence de cessez-le-feu.  « Le Yémen importe 90 % de sa nourriture, c’est un pays qui n’a pas d’eau. Aujourd’hui il y a un manque d’eau, de certains produits alimentaires, notamment l’huile, le sucre, la farine… », explique Marie-Claire Feghali, porte-parole du CICR (Comité international de la Croix-Rouge).

« Mais aujourd’hui, nous avons tout ce qu’il faut. Ce qu’il nous manque, c’est l’accès sur le terrain. Il faut une trêve humanitaire immédiate de 24 heures au moins, pour que les gens puissent se déplacer, pour qu’ils puissent sortir mais également pour qu’on puisse acheminer l’assistance humanitaire qu’on a, qui est là, pour laquelle on a travaillé très dur pendant les semaines passées », poursuit Marie-Claire Feghali.

« On a reçu 50 tonnes d’aide médicale et on n’arrive pas à l’acheminer avec la vitesse qu’il faut dans tout le pays. La situation ne peut plus continuer comme ça ! »

Source: RFI

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