Les sept points cardinaux du Président Mohamed ould Abdel Aziz

yes_aziz_681x456Le Rais a sillonné la quasi-totalité du pays et a organisé des conférences de presse. Incontestablement, il a été massivement accueilli par les populations mais également des doléances ont été posées à grande échelle dont la résultante tourne autour de sept points cardinaux, des doléances émanant de la base et adressées au sommet de l’Etat et premier Magistrat du pays.

Certes, le Premier Ministre a mis en place la stratégie de développement du pays dans sa Déclaration de Politique Générale (DPG) arborant ainsi une vocation étatique de penser et d’agir pour le peuple ; certes les Elus à travers les deux chambres (Senat et Assemblée) débattent des préoccupations de ceux qui les ont portés à l’Agora.

Mais cette fois-ci les préoccupations émanent de la base. Ainsi donc il y a lieu de dresser un parallélisme entre ces différents niveaux afin de mettre en place une vision symbiotique et intégrée pour le développement du pays. La tendance à la résolution des problèmes de ces sept secteurs participera au décollage politico-socio-économique du pays.

Depuis un demi-siècle d’existence la Mauritanie se cherche malgré une population pas très nombreuses (environ 3,5million d’habitants) pour une superficie de plus d’un million de KM² soit 5fois le Sénégal et 2fois et demi la France (pour une densité de 3 habitants au km²) avec des potentialités de richesses minières, énergétiques et halieutiques considérables le pays n’arrive pas à décoller.

Bonne Gouvernance

Dialogue opposition-mouvance présidentielle: Sans même débuter il tend vers Log de 1(Ln)

Pas de combat idéologique faute des combattants. Depuis qu’on a commencé à parler de ce dialogue il n’arrive pas à voir le jour. Diverge-t-on sur les modalités et les garanties sur de telles concertations? Ou bien certaines clauses de la Rencontre de Dakar n’ont pas été remplies?

De toutes les manières, d’une part le hadith qui dit » aime pour ton prochain ce que tu aimes pour toi » ne s’applique pas en politique d’autre part ni l’article premier de l’armée(le chef a toujours raison) ni le deuxième article (si le chef n’a pas raison alors appliquer l’article premier) ne riment avec démocratie.

Qu’on le veuille ou pas on doit dialoguer pour le salut du pays.

Arrestation du leader de l’IRA (Birame DahOuld Abeid) : Au Brakna (à Aleg), il n’était pas question que vive Aziz; des voix se sont également élevées pour dire libérez Biram. Quel a été le rôle de la société civile dans ce dossier? Nos sages ont toujours été peu brillants dans la résolution des dossiers brulants qui déchirent les fils de ce pays.

Tel a été le cas pendant les douloureux événements de 1989.Alors que dans la sous région un certain Abdoul Aziz sy Dabakah a œuvré pour la libération deAbdoulaye Wade et un certain Thierno Mountaga Tall a intercédé pour la libération de Jean Paul Diaz.

Nous ne sommes pas que justice, nous sommes également sentiments ; réalité ; nous devrons apprendre à tolérer et à pardonner

Enrôlement des populations: Des manifestations du mouvement « Ne touche pas à ma nationalité » à la mort du jeune Lamine Mangane à Maghama en passant par connais-tu Magatt, question adressée à un citoyen lors de son enrôlement, la marche des refugiés de Boghé à Nouakchott, y’a t-il eu des progrès ? Toujours est-il que le milieu nomade reste en retard.

Les éleveurs, par ignorance, par analphabétisme (qui peut expliquer les centaines de bulletins nuls si ce n’est voter pour son adversaire), par transhumance intra et internationale, par souci de satiété et d’abreuvage du bétail sont peu enclin à l’Etat Civil.

Les erreurs sur le fichier (délibérées ou pas), le fait d’avoir deux noms (un nom paternel et un maternel, caractéristique de la société peulhe),le mooytokoota (le fait de revenir sans passer par le canal du UNHCR ont compliqué l’enrôlement.

La progéniture des refugiés n’étant recensée, leurs enfants sont ipso facto éliminés des examens nationaux et ainsi leur avenir hypothéqué.

L’enrôlement de la diaspora tentée par la double nationalité ou l’hésitation du choix de la nationalité à adopter (Mauritanienne ou pays d’asile) aiguise la problématique de l’Etat civil.

De toute façon l’Etat Civil est un droit inalinéalable pour tout citoyen.

Problème de la SNIM: Il y a lieu d’exploiter et de transformer toutes nos ressources naturelles in-situ. L’Afrique a-t-elle les hommes et la technologie pour ce faire ? Quelle est notre place dans la compétition intellectuelle internationale ? et pourtant avec le techno tropisme les fils de ce pays participent à l’essor technologique du monde.

Il y a lieu d’aller à la vitesse supérieure et anticiper sur le développement car il y a une contradiction entre exploiter le fer et acheter le fer à béton ; sur ce plan nous ne sommes pas pardonnables. Où est donc notre sidérurgie ?

Et l’après-fer pour la survie des villes du nord ? Si on continue à exploiter le fer c’est beaucoup plus par l’infrastructure d’exploitation qui est en place que par la teneur en fer (la teneur de 65% a été oubliée depuis belle lurette consécutive à la surexploitation en un temps record et par système d’écrémage par la Mifermacoloniale.

Quand la Somima a périclité, les activités de ville d’Akjoujt se sont estompées.

Si cette situation perdure, il n’y aura pas que le Nord qui perdra le nord mais tout le pays.

Ou est passé le Stabex (Système de Stabilisation des Produits Miniers Exportés)?. De toutes les façons, il faut apprendre à engager des contrats à terme quand on a le vent en poupe.

Expropriation des terres du Walo

Souhaite –t-on des terres sans populations? Ou des populations sans terre?

Il est utopique de réaliser des projets viables sans associer les ayant droits qui n’ont comme seule source de revenu que leurs terres héritées de père en fils. L’Islam ne reconnait-t-il pas l’héritage? Et la méthodologie participative doit être de mise.

Les douloureux événements qu’a connus le pays doit nous faire méditer sur les problèmes sensibles et dire plus jamais ça!

Erection de Boghé en Wilaya et de Dar El Barka et Djeol en Moughataa

Le Sud attend des signaux forts pour montrer la volonté étatique de rétablir les torts notamment l’embargo délibéré pendant un demi-siècle.

Ne mérite-t-il pas l’exploitation des tourbes de Keur Macène, des phosphates deBofal ,de la canne à sucre de Foum Gleita, de la recherche de mines de la Chaine des Mauritanides ( entités du Guidimaka) avec la construction d’un chemin de fer de Diago à Khabou pour intégrer tous ces projets.

Sud ou Nord l’on doit penser à mettre en place des pôles de développement en fonction des potentialités des différentes régions.

Un pays ne l’est que dans sa globalité sinon, il ne l’est pas.

Lutte contre l’insécurité la pauvreté et le chômage: les forces du mal recrutent dans les banlieues où la paupérisation est criarde.

L’estomac, quand il n’a pas de quoi digérer, il se saisit du cerveau qui est à sa verticale et le broie autrement dit avec la faim il y a perte de la faculté de réflexion ce qui engendre le phénomène des enfants de rue, de la délinquance juvénile, de la prostitution, de la cybercriminalité, de la drogue avec tous ses corollaires.

Education

Antoine de Saint- Exupéry disait : « chaque enfant que l’on enseigne est un homme que l’on gagne ». Si un Etat souffre du déficit intellectuel de ses enfants, un tel Etat ne peut pas décoller. Ou le peuple est éduque et l’Etat sera sinon il ne sera pas. …

Le désert avance, le climat se réchauffe, le paludisme devient endémique, le sida est à nos portes. L’école mauritanienne est-t-elle capable de relever ces défis ?

Le déficit d’enseignants en qualité et en quantité est toujours là. Et à quand la fin de cette hémorragie qui gangrène le système éducatif ?

La promotion des langues nationales n’est qu’un vain mot.

L’enseignement doit être démocratique.

Au moment où nos pays cherchent l’Emergence qui passe inéluctablement par la Science et la Technologie nous nous voulons nous cantonner à la littérature et à la poésie.

Alors que les autres tentent de maitriser l’Espace et le Temps, lance des satellites, fabriquent de drone prône la standardisation, la taylorisation, la robotisation, l’automatisme. Gorbatchev disait : « Que le Japon devance de 70 ans, l’Union Soviétique en matière d’informatique, un Japon qui fabrique de la viande à partir d’algues, qui pèche en utilisant de la musique pour conditionner la proie, qui fait partie du G8 ( les huit Etats les plus industrialisés au monde) malgré sa démographie foudroyante, son manque de matière première, son espace réduit, son appartenance à la ceinture du feu ( les grands volcans et séismes), l’effet des bombes Hiroshima, Nagazaki… Quelle est la fracture numérique qui nous sépare du Japon ?

Les besoins horaires sont largement déficitaires car le temps d’apprentissage est inversement proportionnel aux programmes. Les mêmes disciplines dispensées en terminale devraient l’être depuis la seconde.

Ceci a pour conséquence que nos étudiants n’arrivent pas à tenir dans les Universités étrangères et faute de la place dérisoire octroyée à l’anglais, langue de base pour l’enseignement des sciences et de la technologie nos apprenants se retrouvent égarés.

Nos apprenants deviennent méconnaissable de par leur comportement (agressivité), de par leur accoutrement (l’épidémie des pantalons tombants, le nombril out,….regarde mon dos, des habits transparents qui fait légion dans nos établissements} des coiffures à la Balla Gaye, des portables….; et les parents eux qui devraient être sensés éteindre les téléviseurs affichent une désinvolture extravagante.

Le châtiment corporel étant interdit, quelles sont donc les méthodes de coercition? En tout cas, le par quatre, le tend la main, le front sur la table ont permis à nos écoles de former des cadres de valeurs par la maitrise de tables de multiplication, du calcul mental, de la dictée de mots difficiles, de la conjugaison des verbes irréguliers etc.

En tout cas, il s’impose et de façon diligente de mettre dans nos écoles des services de sécurité pour le civisme, l’éthique et la discipline.

Lycée public ordinaire, lycée d’excellence, lycée pilote où se situe la différence? Quels sont les critères mis en place pour le choix et des élèves et des professeurs?

Santé

SANTE : le ministère de la santé et des affaires sociales (MSAS) préconise zéro évacuation à l’étranger. Pour prétendre à cet idéal, il faut d’abord ménager les bases arrières ; ceci consistera à assurer la couverture vaccinale à 100%, à approvisionner tout le pays en eau potable, à prévenir les maladies endémiques (paludisme, sida…),à renforcer les unités de santé de bases avec une large sensibilisation sur la santé communautaire, à construire et équiper les hôpitaux départementaux, à moderniser le plateau médical tout en mettant un accent particulier sur la formation continue et la motivation du corps médical.

Pendant l hivernage, il y’a recrudescence des fièvres (fièvre paludéenne, fièvre de la vallée du rift, fièvre dingue) consécutives à la pluviométrie, à l’hygrométrie, à la température et à l’incubation des parasites et des agents vecteurs {notamment les moustiques}. Il y a donc nécessite de prendre les mesures appropriées {utilisation des moustiquaires imprégnées…

Eau

L’eau :« Par ta grâce s’ouvre en nous toutes les sources taries de notre cœur »Antoine de Saint-Exupery. C’est cette eau qui nous manque en quantité et en qualité.

Un pays désertique à plus de 70% ne peut voir son réseau hydrographique que limité.

La quasi-totalité des ressources hydrauliques se concentrent dans le Bassin Sédimentaire Sénégalo-mauritanien limité à l’ouest par la mer au sud par le fleuve et par la diagonale imaginaire qui s’étend de Nouadhibou à Khabou

Il y a lieu de drainer ces eaux vers les régions du socle et de la chaine desMauritanides par des aqueducs ; comme il y a lieu d’épurer l’eau du fleuve pour l’alimentation de la ville de Boghé et l’acheminer ensuite vers la région du Biseausec (Aleg, Magtarhajar etc…)

Les potentialités hydrologiques sont les suivantes :

Le fleuve Sénégal: Seul fleuve de la Mauritanie qui s’étant sur 550 KM Le gorgol: c’est l’affluent le plus important du fleuve qui se subdivise en gorgol blanc qui prend sa source à la base du plateau du Tagant et en gorgol noir dont l’ébauche est le pied de la falaise de l’Assaba

Des lacs: Lac d’Aleg et lac de Rkiz qui est l’équivalent du lac de Guires qui alimente Dakar en eau

Des oueds: Ketchi et Garfa

Des guwds dans les zones inter dunaires

Il existe de nombreux cours d’eau qui se perdent dans les sables avant de parvenir à la mer (phénomène d’endoréisme) par exemple en Adrar : l’oued Seguelil et l’oued El abiad ; et dans le Hodh, l’oued Tayarett El awsa

Il y’a possibilité d’épuration de l’eau de mer et alimenter la ville d’Atar en eau. Cette opportunité pourrait éviter (le drame écologique dans l’histoire de la phéniciculture avec la baisse du niveau piézométrique des nappes phréatiques consécutif à la raréfaction des pluies en partie) drame qui s’étend jusqu’au Tagant où les palmeraies sont sévèrement infectées. Est-ce que par les œufs des cochenilles qui masquent la chlorophylle empêchant toute activité photosynthétique et auquel cas il faut engager une lutte biologique en y introduisant la coccinelle.

La civilisation oasienne conditionnée par le palmier (et la Guetna ne serait qu’un vieux souvenir) est-t-elle en train de disparaitre comme la civilisation pastorale conditionnée par le zébu qui est en train de se sublimer.

Détournement des grands cours d’eau Africain. (Niger, Congo) vers les régions désertiques d’Afrique ? Est-ce une volonté de nos Chefs d’Etats au même titre que la monnaie unique (Afrika), le NEPAD au moment où les occidentaux ont brisé le mur de Berlin et au moment où en serrant la main de Raul Castro, Obama lui dit que la guerre froide est terminée, opportunité lie à la mort du sage de l’Afrique Nelson Mandela

Pour que le dialogue Sud-Sud réussisse, il faut que dans chaque pays un dialogue Nord-Sud Franc s’instaure.

NB : l’équipement d’un forage pour chaque hameau, chaque village est quasiment impossible et surtout avec la prolifération des campements champignons. Il y a lieu de penser à des réseaux d’adduction d’eau regroupés.

Routes

C’est par les Transcontinentaux que les Etats-Unis ont conquis le Grand Nord américain.

L’une des priorités du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique(Nepad) est de mettre l’accent sur les infrastructures et en particulier les routes.

Ceux qui ont une vision courte verront le futur pont entre Rosso Mauritanie etRosso Sénégal comme un trait d’union entre deux pays mais c’est plus que tout cela : c’est un transcontinental qui relie non seulement l’Afrique septentrionale (Detroit de Gibraltar) à l’Afrique Australe (Cap) mais deux continents : l’Afrique et l’Europe.

Certes, toutes les routes mènent aux hommes mais la politique des routes a toujours été macrocosmique et non microcosmique.

La compilation des populations des campagnes et des villages est aussi importante que les populations des villes traversées. Le développement à la base doit être de mise tout en restant dans la limite du faisable. A défaut de routes, des pistes carrossables en toute saison

Il y a lieu de privilégier la collatéralité au détriment de la colinéarité. Il faut aller de l’avant. Ainsi donc par souci de désenclavement des centaines de villages situés dans la zone alluviale méritent d’être reliés à l’asphalte par des bretelles.

La navigation permanente de l’embouchure du fleuve à Khayes en passant parKhabou constituera la phase terminale de l’intégration des pays de l’OMVS.

Comme sur les traces de Diego Cao qui a eu adécouvrir l’embouchure du fleuve, elle permettra la redécouverte de celui-ci et sera une opportunité pour que des bateaux quittant l’Europe et cette fois-ci non pas pour les 3 M (Marchands-Missionnaires-Militaires) mais pour apporter les equipements, la technologie nécessaires pour le développement et les échanges culturelles dans le respect de l’identité des uns et des autres.

Energie

Le pays regorge de potentialités énergétiques :

De l’électricité domestique à partir de la combustion de fuel à partir de centrale électrique ou à partir du barrage hydro-électrique de Manatali ; Existence de combustibles liquides: Gaz et Pétrole offshore dans le plateau continental ;

Existence de combustibles solides: Tourbe et Uranium ;

En effet on peut trouver de l’uranium dans la Tasiast et à Birmoghrein (Vanadate d’uranium) et dans l’Assaba (des sables noirs radios actifs à monazite et zircon) ;

De l’énergie renouvelable: éolienne et Photovoltaïque (la plus grande centrale de la sous région).

Le pays peut donc asseoir son indépendance énergétique.

Ne faudrait-il pas alimenter tout le pays en électricité avant de prendre l’option d’en vendre au Sénégal (Thidé brille encore dans l’obscurité comme des centaines de villages de la vallée). Charité bien ordonnée ne commencerait-elle pas par soi ?

Monde Rural

Ce secteur nourrissant 70% de la population mérite la priorité des priorités.

AGRICULTURE : elle continue d’être, outre la riziculture rudimentaire, archaïque peut ou pas mécanisée est tributaire de la pluie donc aléatoire.

La quasi-totalité des produits agricoles sont importés. Malgré que le pays soit recouvert à plus de 70% par le désert, on peut solutionner l’équation agraire pour non pas une autosuffisance alimentaire qui, pour l’heure est une utopie mais pour une sécurité alimentaire. Que ne pourrait-on pas faire le long des 550 km de la cote fluviatile, le long du Kara Koro, le long des oueds Ketchi et Garfa, autour des lacsRkiz, d’Aleg, de Male, entre les Guwdes dans l’Aftout es Sahéli. Et à quand la révolution verte ?

La culture traditionnelle du walo qui devrait être améliorée est laissée à elle-même.

ELEVAGE: C’est un secteur qui devrait profiter à toute la sous-région dans le cadre du marché sud-sud surtout à l’Afrique centrale ou la mouche Tsé Tsé constitue un facteur limitant pour le développement d’homophone, et à l’Europe dans le cadre du marché nord-sud. Cependant ce secteur est lui aussi conditionné par la pluie qui se raréfie ces dernières années.

En 2002, le cheptel a été décimé par milliers consécutivement à des pluies diverses et le thermomètre n’avait affiché que 13°c. Que se passerait-il si une telle situation récidiverait ?

Il y a lieu de chercher des solutions idoines pour rendre notre élevage plus performant qui passe entre autre par l’assurance de la couverture sanitaire des animaux, la gestion des pâturages, l’organisation des terroirs, l’introduction de l’insémination artificielle et la distribution de géniteurs de races pures aux associations pastorales, la formation , la sensibilisation et l’éducation des éleveurs en attendant la mise en place d’un élevage moderne, intensif, compétitif…

Pendant la saison des pluies, il y a lieu de diminuer les importations en lait pour favoriser la consommation et la commercialisation de la production laitière nationale.

L’exemple des Pays bas doit nous inspirer. Pour une superficie et un nombre de têtes de bétail plus réduit et une production exponentielle en viande et en lait dont la population s’alimente en robinet.

Conclusion

Il y a nécessité d’une complémentarité en le nord et sud : le Nord par les retombées des richesses extractives et halieutiques finance le Sud. Le Sud par l’énergie desManantali, l’eau, l’agriculture et l’élevage ravitaille le nord qui connait désertification et désertisation.

Les équilibres sont nécessaires car la Mauritanie est au carrefour entre :

La civilisation Négro-africaine et la civilisation Arabo-Berbère avec des risques de tectonelique géo-économico-politique ;

Intersection des deux plus grands déserts du monde: le Sahara (l’azeffal, l’Akchar et l’Amoukrouz) avancent de façon vertigineuse ; la grande muraille verte peut-elle endiguer l’enlisement ?) et l’Océan Atlantique avec le réchauffement climatique ;

Rencontre entre des eaux chaudes d’origine guinéenne (Afro-tropicale) et des eaux froides (upwelling) d’origine canarienne ; qu’adviendrait-il d’un changement climatique brutal (sans conter les hydrocarbures (Gaz et Pétrole offshore qui peuvent compromettre les frayères et ainsi volatiliser nos ressources ichtyologiques.

Et si la Mauritanie refusait l’hybridation qui génère le polymorphisme donc la force, l’abondance, la croissance et le développement ? Malheureusement on part toujours dans un ordre dispersé et on n’arrive pas à parler d’une seule et même voix et à passer d’une phase sommative à une phase intégrative, seul gage de la fondation d’un Etat voire d’une Nation.

Quelle sera la fin du magistère présidentiel au moment où Barack Obama tente de finir en beauté en scellant définitivement la guerre froide avec sa visite dans le pays de Fidel castro et en fermant la célèbre prison Guantanamo. En tout cas, all iswell,who ends well!

Sy Alhousseynou dit Sy Aliou, professeur de Sciences Naturelles et Directeur du Lycée de BABABE

Source : Les Mauritanies

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