Les sermons du vieux Yelmighan : Et la farine sauta dans l’œil du boulanger !

SERMONS-DU-VIEUX-YELMIGHAN

Le roi a fui, vive le roi ! Tout boulanger doit savoir qu’un jour sa farine lui sautera dans l’œil. Un exemple de plus pour tous les tripatouilleurs de constitution. Voilà un référendum qui, au lieu de donner des mandats de plus, offre une belle expérience à son initiateur. Comme quoi cette reforme n’était vraiment pas faite pour lui. Il pourra le monnayer dans ses prochaines médiations. On dirait que le chemin de la présidence à vie mène de nos jours à l’exil. A bon entendeur, salut!

Un homme fort peut en cacher un autre

On croyait que Blaise était le seul homme fort au Burkina. Mais dès qu’il a mis sa queue entre ses jambes pour sauter dans l’hélico français, les chefs militaires se sont sentis brusquement forts. Alors que le général Lougué hésitait, le chef des militaires s’autoproclama nouvel homme fort.

Mais les autres lui firent comprendre qu’il n’était pas assez fort. Il n’était même pas assez courageux pour proclamer la fin de l’ancien homme fort. Alors il fallait un vrai, sorti de la cuisse de l’ancien PF : le courageux ZIDA. Pati sankana, nous revoilà comme en 1966, où les syndicats avaient commis l’horrible erreur d’appeler les militaires au pouvoir.

Cette grande muette on ne savait pas qu’elle était également sourde. Depuis 1966, elle s’est collée au fauteuil. Zida, c’est Diendéré et Diendéré c’est Blaise, ce n’est pas moi qui le dit hein, donc Blaise est toujours au pouvoir. Donc vite le pouvoir à un corps déshabillé. On ne piétine pas deux fois les testicules d’un aveugle.  Heureusement que le pont de la charte de la transition a été construit !

Cacophonie au sommet

Et si Assimi et sa bande avaient raison. Le Burkina n’a pas encore secrété un homme capable de remplacer Blaise. Regardez depuis qu’il a fui, on peine à trouver un homme à la pointure du siège qui est à Kosyam et surtout qui aura la même carrure pour porter les nombreux costumes abandonnés par celui-ci.

Le général Lougué, après avoir louvoyé s’est senti apte à prendre le pouvoir, mais un homme fort ne tergiverse pas, c’est affirmatif ou négatif. Voilà au lieu du palais de kosyam, il s’est retrouvé au palais du Moro. Et finalement on le retrouve chez lui, les deux pieds dans le plâtre. Yaako mon général.

Comme les hommes n’arrivaient pas, une femme serait sans doute mieux. Mais Saran n’avait pas assez de souffle, elle n’a pas pu se déclarer présidente. Elle ne voulait même pas !

Bon tout le monde a vu hein, c’est dur de remplacer Blaise dèh. En moins d’une semaine le Burkina dispose de 4 nouveaux anciens présidents. Blaise, Lougué, Saran et bientôt Zida. Bon que voulez-vous après 27 ans de naam, il faut bien prendre le temps pour déterrer tous les fétiches qui ont poussé à Kosyam.

Le vin est tiré, il faut mettre de l’eau

Celui-là qui a dit un jour que quand le vin est tiré il faut le boire, doit revoir sa copie. Au Burkina lorsque le vin est tiré, on n’est pas obligé de le boire, on peut y mettre de l’eau. Aujourd’hui, un peu partout, les pyromanes du référendum, reviennent en cachette non pas pour demander pardon, mais pour appeler au pardon.

Si tout le monde est d’avis qu’il faut mettre de l’eau dans le vin pour aller vers la paix, il ne faut pas que les opposants moutons euh pardon je voulais dire les opposants modérés et l’ex parti fort veulent déjà ruminer leur herbe fraiche sur les cadavres encore fumants de ceux là qui sont à l’origine de la victoire d’aujourd’hui.

L’homme fort n’a pas eu son piment. La gourde s’est cassée, mais attention à l’ancien homme fort et à ses ouilles car « la gourde qui a contenu du piment peut toujours faire éternuer », ça c’est Houphouët qui l’a dit.

L’ancien homme fort, un rancunier ?

Il accuse l’opposition d’avoir fomenté un coup d’Etat et prévient que l’histoire nous dira. A ce qu’on dit il était celui qui empêchait les djihadistes de nous envahir, bon espérons qu’il ne tentera pas de revenir au pouvoir en se laissant pousser une barbe, avec un chèche autour du cou aidé par son « ami » mauritanien.

Assoiffés de démocratie de toute l’Afrique, réveillez vous ! L’Afrique a réellement besoin d’institutions fortes, pas d’hommes forts. Barack Obama l’a dit, les Burkinabè l’ont démontré.

Yelmighan

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