Les voleurs de nos bétails sont plus écoutés que nous dans les tribunaux mauritaniens dit le malien Mamadou Soumaré

TribunalLe moins qu’on puisse dire est  que soit en  criminel ou en correctionnel, les magistrats des  Tribunaux  Régionaux et ceux des cours d’appels  de Kiffa et d’Aleg  se sont  toujours Penchés sur des dossiers de vol d’animaux  surtout de ceux  qui viendraient  du Mali et du Sénégal, pays frontalières avec la Mauritanie au Sud .au Sud- Est et à l’Est.

Pourtant  les auteurs des tels actes ne se sentent  jamais inquiétés. Et pour cause  la clémence des juges  au niveau des cours surtout en appel, les appels téléphoniques des personnalités qui influencent les décisions de justice, bref les interférences.

Le cas  des voleurs de huit vaches appartenant à Mamadou Soumaré de  la localité de Melga  du Mali voisin retrouvées au Gorgol  après des mois de recherche et d’enquêtes  illustrent bien  cette affaire qui  doit attirer l’attention des décideurs.

En effet les prévenus  qui ont causé du tort à ce citoyen malien, pourtant connu des  transhumants mauritaniens qui partent dans son pays ont écopé de deux ans de prison ferme et  ont été sommés  par le tribunal régional de Kaédi de payer  460 000MRO, montant fixé pour le payement de trois vaches seulement. Face à l’insatisfaction, Mamadou soumaré fait appel du jugement et la cour d’appel d’Aleg se saisie du dossier. A  Aleg,  capitale du Brakna, le malien  a été  hébergé  en même temps que  les parents des voleurs de ses animaux par le juge  qui s’était  pourtant étonné du jugement rendu par le tribunal de Kaédi  qui devrait  statuer sur son  dossier. Durant son séjour  à Aleg, soumaré Mamadou  découvre aussi que le juge qui devrait trancher entre lui et les auteurs des actes qui risquent de provoquer le pire entre les pays frontaliers  n’est personne d’autre qu’un parent à l’un des fauteurs. C’est pourquoi dit-il que le magistrat ne pouvait faire autrement que de le victimiser d’avantage dans cette affaire  pour laquelle il se dit prêt à tout .Quitte à attendre les transhumants dans son pays pour se faire justice.

Les dépenses et les difficultés de voyage occasionnées par des  moult va et vient entre Melga, Sélibaby et Aleg s’ajoutent à l’insatisfaction du dernier jugement, celui rendu par les magistrats de la cour d’appel d’Aleg pour faire de ce malien comme d’autres des révoltés contre nos magistrats. En un mot  y a-t-il de justice quand les prévenus ont plus de droits que les parties civiles ?

 

Amadou Bocar Ba/Gaynaako

 

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge