L’évolution constitutionnelle empêche l’existence De l’esclavage en Mauritanie

aenc_logoAENC : Dans une résolution non contraignante, contre la Mauritanie le jeudi 18 décembre 2014, le Parlement européen a condamné fermement l’arrestation et le maintien en détention de Biram Dah Abeid et ses compagnons, et a demandé leur mise en liberté immédiate. En outre l’union européenne considère que l’esclavage demeure une pratique bien réelle en Mauritanie.

Il est donc clair que ces honorables députés ne sont pas à jour par rapport à l’évolution de la problématique de l’esclavage dans notre pays, la Mauritanie.

Notre ONG Anciens Esclaves Nouveaux Citoyens, voit important de faire entendre une autre voix que seule de la contestation sans fin, des discours ambigus, racistes et égoïstes qui constituent une base de nature à encourager la division et crée un climat dangereux qui alimente la haine, le racisme et l’intolérance entre les différentes composantes de notre société.

L’esclavage qui constitue une atteinte grave aux droits et à l’intégrité physique et mentale des individus est prohibé par la Constitution mauritanienne qui le définit comme un crime contre l’humanité. Un grand nombre de personnes tenues en esclavage dans le passé et dont les descendants étaient victimes de discrimination manifeste sont aujourd’hui protégées contre toutes les atteintes aux libertés, et bénéficient de discrimination positive, par diverses mesures sociales, économiques et éducatives, permettant aux anciens esclaves de s’épanouir pleinement.

On peut donc aisément constater que l’esclavage n’existe plus dans le pays et que l’évolution constitutionnelle et la volonté politique empêchent son existence.

Ce fléau bien que anciennement enraciné dans notre société reste un sujet d’inspiration pour certains détracteurs de tous les régimes qui se sont succédés à la tête du pays. Certes on ne peut nier que des cas d’esclavage puissent exister de part et d’autre dans les zones enclavées dû à l’ignorance et à la pauvreté.

C’est d’ailleurs pour cette raison que dans sa politique de Lutte contre les Séquelles de l’Esclavage, le gouvernement Mauritanien a approuvé la feuille de route pour la lutte contre les séquelles de l’esclavage aux profits des anciens esclaves, pour combattre les séquelles héritées de leur vie antérieure et qui les ont marqués par rapport à leurs autres concitoyens. Ceci conformément aux recommandations du plan de stratégie nationale de lutte contre les séquelles de l’esclavage approuvé en 2011.

L’Etat à travers, l’Agence Nationale Tadamoune et d’autres programmes spécifiques entend mettre en place une stratégie qui s’articule autour de différents axes d’ordre social, culturel, et économique pouvant aider les anciens esclaves à devenir des nouveaux citoyens parfaitement intégrés dans leurs milieux sociaux culturels.

Cette action sans précédent a été saluée par l’experte des droits de l’homme, Mme Gulnara Shahinian ; Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur l’esclavage lors de son dernier passage en Mauritanie ; « Je suis confiante que le gouvernement, en étroite coopération avec la société civile, va déployer tous les efforts nécessaires pour mettre pleinement en œuvre la feuille de route afin que ses engagements résultent dans des changements concrets dans la pratique », a-t-elle dit.

Effectivement un comité interministériel pour le suivi et l’évaluation est mis en place, il abrite à son sein des ONG de droits de l’homme, et les différents départements concernés par la mise en œuvre de la feuille de route. L’implication de la société civile de manière claire et définie est un signe fort qui rassure de la transparence et la pérennité de cette action.

Aucun problème ne peut trouver un dénouement heureux lorsqu’on se cantonne dans l’esprit de critiques. La mission des institutions internationales et de l’union européenne en particulier, dans la vulgarisation et l’ancrage de la culture des droits de l’homme suivant les OMD poste 2015, pour qu’elle soit réalisable, il serait nécessaire d’œuvrer à l’amélioration des capacités de la société civile, et son implication.

Mais hélas ! Dans ce monde, il est souvent difficile de faire la part des choses. Et cela est davantage ressentit quand il s’agit des intérêts des personnes. C’est pourquoi nous assistons aujourd’hui en Mauritanie à une déformation délibérée de la vérité sur le dossier de l' »Esclavage » dont certains soi-disant défenseurs des Droits de l’Homme ou hommes politiques en font l’objet de toutes les convoitises pour mettre en exergue leur talent dans l’instauration de la haine et l’homophobie au sein de notre société.

Sidiya Ould Ahemdi, Président de L’AENC

 

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