Libre Expression : Autorisations accordées abusivement par le Ministère de pêches

Libre ExpressionEn Mauritanie, la sardine, la sardinelle, le maquereau, le chinchard et autre petit poisson pélagique tiennent une place considérable dans l’équilibre alimentaire des populations.
Ces espèces qui représentent les volumes les plus importants dans les captures sont aussi les espèces les plus convoitées par l’industrie minotière, ces captures sont ainsi transformées en farine et en huile pour nourrir de plus en plus les porcs, les volailles et les poissons d’élevage.
Avec le développement de l’aquaculture intensive pour satisfaire les besoins toujours plus grands des plus riches, les petits pélagiques sont détournés de leur vocation première à savoir nourrir directement les populations les plus pauvres. Il faut alors entre 5 et 5,5 tonnes de poissons pour produire 1 tonne de farine de poisson.
Ce secteur a un appétit grandissant en protéines pour plusieurs raisons. D’une part, la demande de poissons d’élevage s’accroît dans les pays industrialisés et émergents, et, d’autre part, nombreuses sont les espèces d’aquaculture qui sont aujourd’hui forcées à la protéine pour accélérer leur croissance, soit environ des millions de tonnes de poissons nourrissent les animaux d’élevage, et de nombreuses usines de farines de poissons sont aujourd’hui surexploitées.
A Nouadhibou par exemple, les usines de farine de poisson poussent comme des champignons pour cause d’Autorisations accordées de manière abusive et opaque par le ministère de pêches. Aujourd’hui le résultat est édifiant, les stocks de sardines et de chinchards sont effondrés, privant d’autres espèces de leur nourriture, la population d’oiseaux, comme les mouettes, a diminué, et les stocks de merlus se réduisent d’année en année.
Malgré cela des études récentes de l‘Institut Mauritanien de Recherches Océanographique et de Pêche (IMROP) à Nouadhibou montrent qu’il faut préserver des quantités importantes de ces poissons fourrage, véritable carburant des chaînes alimentaires dans nos eaux ; ces espèces, si elles n’étaient pas pêchées, serviraient de nourriture à de gros poissons (morues, merlus, mérous…) qui assurent, eux, des millions de dollars de revenus au secteur des pêches.

Source: Akhbar Mauritnia

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