Libye : (la verité sur cette cavale dite de Sounoussi): le récit exclusif de la cavale d’Abdallah Senoussi

Depuis la chute de Tripoli le 21 août 2011, Abdallah Senoussi, l’ancien numéro deux libyen, avait réussi à passer à travers les mailles de tous les filets. Jusqu’au 16 mars.

Sept mois. Abdallah Senoussi, aura réussi à survivre sept mois à la chute du régime Kaddafi. Un record. Son secret ? Un réseau exceptionnel. Du Caire à Rabat, des maquis touaregs aux carrés d’officiers maures, l’ancien chef des services secrets libyens a tissé une toile protectrice qui lui a permis de passer cinq frontières… jusqu’à sa capture, le 16 mars, à l’aéroport de Nouakchott.

C’est le soir du 21 août 2011 que commence sa cavale. Ce jour-là, Tripoli est en train de tomber. « L’ex-numéro deux du régime », comme l’appelle aujourd’hui le vice-Premier ministre libyen Moustapha Bou Chagour, vient voir les journalistes étrangers à l’hôtel Rixos. Le regard noir, la voix blanche, il lance : « La Libye ne se laissera pas détruire par des bandes terroristes. » Puis il disparaît dans la nuit. Direction Beni Walid, au sud-est de la capitale, où il tente, avec Seif el-Islam Kaddafi, d’organiser la résistance. À ses côtés, un certain Mohamed Ag Najim, officier de l’armée libyenne, que l’on retrouvera plus loin dans le récit.

Complicités

Fin août, Senoussi décroche. Protégé par un commando de la 32e brigade, il gagne Syrte, puis le Grand Sud libyen. Sa tribu des Megarha est du Sud, précisément. De la région de Sebha. Il cherche à convaincre son beau-frère, le colonel Kaddafi, de le rejoindre dans le désert. Mais le « Guide » préfère s’enfermer dans Syrte. Senoussi s’installe alors dans un bunker près de Ghat, à l’extrême sud-ouest du pays. Il réunit un maximum d’argent, en mallettes de dollars et en lingots d’or. Il prépare sa grande traversée du désert.

Le 20 octobre, Kaddafi est tué. C’est le signal du départ. Quelques véhicules tout-terrain et une escorte touarègue… Senoussi franchit la frontière Libye-Niger par la passe du Salvador, un corridor montagneux. Ses guides sont d’anciens rebelles du clan Ag Boula. L’un des deux frères, Rhissa, s’est assagi. Il est devenu conseiller à la présidence du Niger. Mais l’autre, Mohamed, tourne encore dans le désert. Or, entre Senoussi et les frères Ag Boula, les liens sont forts depuis 2004.

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