Ligne rouge : Ce que le président Aziz n’a pas voulu dire de notre maudite jeunesse

Cissé HousseynouMonsieur le président, j’ai voulu rester dans notre dynamique du silence pour ne pas me verser dans les débats stériles du Haut Conseil de la Jeunesse qui animent actuellement le quotidien des jeunes et des mains invisibles feutrées dans les rangs même de la majorité, mais la lecture de votre publication du 18 août via votre page Facebook et appelant à dépasser la crise m’oblige à descendre de mon cheval pour exprimer ma vision et déplorer la politisation lamentable et l’irresponsabilité de notre jeunesse guidée et manipulée par les incapables de la République.

Ayant participé à la conception de ce beau fils qui se veut d’être une innovation et une occasion de mise pour la réalisation de votre ambition de mettre la jeunesse au service du peuple par une institution de jeunes dynamiques, patriotes et soucieux du devenir de la nation, j’aurai aimé rester très loin de la médiatisation et des attaques formulés à mon encontre et contre mes Co-équipés pour mourir avec le noble sentiment de l’amour, du bénévolat et la fierté d’avoir rendu un petit service à ce pays qui nous a tout donné, mais excellence, aucune vie n’est acceptable le jour de la mort.

Et croyez-moi, je me ferai le plus objectif possible afin d’éviter de jouer l’avocat du groupe ayant travaillé sur la conception.

Tout à leur honneur, l’histoire retiendra qu’ils se sont mis au service de la nation pour la réalisation de l’institution majeure inscrite en or dans les annales de notre Mauritanie.

Vous avez eu raison de rappeler que « on peut réagir en tant que jeune, mais on peut réfléchir en tant responsable », ce qui est tout à votre honneur. L’utilisation de la réaction alliée à la jeunesse et de la réflexion associée à la responsabilité montrent combien vous désole la situation qui prouve la légitimité de nos adultes qui se demandent si notre jeunesse est vraiment capable de participer à la bonne marche de notre pays.

Le doute semble désormais permis et c’est regrettable de voir que cette jeunesse invitée par l’histoire et le devenir se comporter de la sorte. Triste. Lamentable. Médiocre. Décevant. Toutefois, si nous sommes arrivés à ce stade de bassesse force est de constater combien vos propres alliés travaillent pour les intérêts mesquins au dessein de contrôler politiquement l’institution dont la vocation et la noblesse doivent tout admettre sauf la politique.

Le haut conseil de la jeunesse comme vous le concevez et comme nous le concevons ne doit nullement être un gâteau politique ou servir de récompense aux jeunes qui ont fait campagne. Il doit rester dans sa noble mission et dans sa vocation première d’action et de réflexions pour la jeunesse au-delà des clivages et des appartenances politiques.

La philosophie exprimée et les valeurs d’équité, d’égalité, de compétence, de représentativité, autonomie et d’expertise au service de la nation ne doivent pas laisser la place au chantage et au clientélisme politique. Vous avez toujours pris vos responsabilités. Aujourd’hui, l’histoire vous interpelle et le peuple vous écoute.

Nous ne voulons pas d’un nouveau parti politique accouché sous une forme institutionnelle pour nous maintenir davantage dans la monopolisation, la politisation et les ramifications idéologiques pour continuer à nourrir les démons politiques qui ont toujours fait échec à la naissance et au bon fonctionnement des plus nobles projets pour le bon vouloir des lobbies anarchistes et machiavéliques.

Cette jeunesse doit se reprendre et s’entendre sur l’essentiel et comprendre que la politique de la division ne peut servir ce pays. Idiote serait cette jeunesse qui chercherait à s’inscrire dans la logique de nos vieux loups qui cachent leur incompétence dans l’égoïste des montages et du brouhaha politique. La porte est grande ouverte pour l’UPR, le Sursaut ou les autres formations politiques, mais de grâce ne faites point de notre espoir l’outil de promotion politique.

Excellence, pour vous paraphraser, écouter tout le monde en tant que politique, mais agissez comme président afin de faire ce que vous avez à faire. Quant la politique est le paradigme dominant pour une jeunesse, l’espoir deviendra désespoir et le futur ne pourra nullement s’écrire par une main droite.

Cissé housseynou Birama

L’avocat du peuple

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