Ligne rouge : Le président Aziz se trompe lourdement

cisse_housseynou_jeunesseJe ne suis nullement des mortels qui murmurent en silence leur désaccord avec le roi ou le sultan éclairé de leur cité par crainte d’offenser sa majesté. Comme tout homme, il m’arrive d’être en phase avec les actes, avec les idées et voir même avec les personnes.
A chaque fois que cela est corollaire avec mes convictions, je n’hésiterai pas. Dans pareille situation, j’ai toujours accepté les insultes et remarques de l’autre position.
Incompréhensible comme homme dans un pays où tout un chacun doit être pour ou contre ou appartenir à un camp et agir en conséquence, je crois être un homme d’actions et d’actes guidé par des forces tantôt centrifuges et tantôt centripètes, selon l’objectivité du moment.
L’objectivité et je dis objectivement l’objectivité. Vous suivez mon regard ? Je suis très loin du palais ocre. Je suis à Néma, la nouvelle capitale des incompréhensions et des théories « Azone » politiquement correct et moralement incorrect. A Néma, monsieur Véténe néna la pauvreté des Hatarins de mon pays s’explique par le nombre de naissance et l’absence d’éducation.
A Néma, Monsieur Véténe néna le développement de la Mauritanie doit désormais passer par la suppression du sénat et son remplacement par des conseils régionaux. A Néma, monsieur Véténe néna notre Mauritanie se porte bien.
Qui ose dire pire ? Notre Aziz national doit comprendre enfin que nous ne sommes pas dans la Mauritanie imaginaire qu’il s’imagine. Cette Mauritanie de rêve n’existe que pour lui, sa famille, son clan et quelques privilégiés de la République qui défendent bec et ongle une croissance économique et une avancée démocratique pendant que tout indique le contraire.
Nous sommes dans la Mauritanie la plus pauvre de l’histoire, la Mauritanie des manœuvres ou diversions politiques, la Mauritanie des injustices, de la ségrégation, du racisme, du clanisme, des nominations raciales ou ethniques, la Mauritanie de la pensée unique du maître unique à penser où on doit tous être derrière l’homme providentiel ou mourir.
Nous sommes vraiment dans la Mauritanie du rapporteur des Nations Unies. Cela, les quelques hommes et femmes de salon ne peuvent défendre le contraire. Pas besoin de chercher à nous faire comprendre que l’eau de mer est sucrée.
Contraire aux serviteurs engagés par un grand dieu de l’antiquité pour lui rappeler à chaque fois qu’il n’était qu’un homme, les Azizones trompent avec des chiffres fantoches, des théories à la limite de la comédie et des discours qui font rire plus d’un.
De promesse en promesse, nous vivons de la promenade. Monsieur, il est temps de comprendre enfin. Pas besoin de vous dire que la première population mondiale est de loin de la plus pauvre. Vous suivez mon regard ?
En réalité, la pauvreté des haratins s’explique par l’esclavage que vous niez avec ardeur, l’incapacité de l’Etat à assurer l’éducation aux enfants noirs et par la discrimination de mise des hommes de couleur dans les fonctions administratives. Pour la suppression du sénat, nous aurons tous compris que c’est la grande clef pour avoir accès à la constitution et asseoir un certain nombre de désirs. Mais demain fera jour.

Cissé Housseynou Birama
L’avocat du peuple

Source : Cissé Housseynou

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