Ligne rouge : L’incroyable première lettre du président Aziz

cisse_housseynou_jeunesseCher peuple, c’est avec respect que je me joins à vous pour vous faire part de mes vœux, de mes regrets et des moments forts de ma vie de chef d’état et de président de la République. La tâche n’est nullement facile, mais votre confiance constitue un paradigme pouvant aider à déplacer des montagnes.
C’est pourquoi, malgré des hauts et des bas, je ne peux nullement me plaindre du lourd fardeau de la République. Vous portiez et portez toujours le poids avec nous. Nous vous en remercions.
Au lendemain des dérives de l’ex-président, nous avons su prendre notre responsabilité, au prix de nos vies par amour et patriotisme pour rectifier la marche chaotique du pays. Une situation regrettable et inconfortable imposée par les enjeux du moment.
Nous sortions d’un coup d’état librement assumé contre Ould Taya qui était devenu l’ennemi et la terreur de son propre peuple. Pour montrer notre bonne foi et éloigner les bottes militaires du palais, il était question d’une transition avec Ely Ould Mouhamed Vall et des toutes premières élections démocratiques du pays.
Cette dernière avait permis la naissance d’un grand espoir avec l’arrivée de Sidi Ould Cheikh Abdellah. Tous les Mauritaniens y voyaient l’occasion d’une réconciliation nationale, le règlement définitif du passif humanitaire, la construction de notre pays, la naissance d’un Etat de droit, la consolidation d’une nation et la fin d’un passé douloureux. Le rêve était grand.
Après des mois passés à la tête de notre pays, le désespoir gagnait l’espoir. Le président ne s’entendait plus avec sa propre majorité parlementaire. Celui que nous avons amené et fait gagner n’était plus l’homme qu’on connaissait et qui incarnait le rêve Mauritanien. Les ex-collaborateurs d’Ould Taya étaient les hommes invisibles qui gouvernaient par interposition.
Les citoyens commençaient à avoir marre des crises institutionnelles et des décisions incompréhensibles. La rue était devenue le parlement de circonstance. Victime de sa bonne foi, le marabout de « Leumdeune », en bon musulman se réfugiait derrière son chapelet.
Le pauvre avait besoin de notre aide comme tous les Mauritaniens qui voulaient mettre fin à la déroute. C’est dans ce contexte que l’histoire avait fait à ses propres soldats pour une énième mission commando.
Délivré et gardé dans un endroit sous haute surveillance, le marabout de « Leumdeune » avait béni notre action de reprise de la souveraineté populaire. Le peuple était de notre côté et la communauté internationale contre nous et ceci par principe.
L’opposition qui voyait en l’occasion le moment de parvenir à ses fins, jouait avec le diable pour imposer l’embargo à son propre peuple, pour nous obliger à laisser la place. Mais c’était sans connaître notre détermination de soldats pour la défense du peuple.
Par la grâce de Dieu et malgré les accords de « Dakar I et Dakar II », nous sommes toujours à la tête des affaires par votre confiance, votre détermination, votre soutien sans faille, votre patriotisme et vos votes. Nous vous en remercions
Depuis mon accession au pouvoir, nous nous attelons bien que mal à vous servir et mener notre pays vers le développement. Beaucoup de choses sont faites et nous sommes conscients qu’il reste beaucoup à faire. Nous y travaillons.
En outre, je dois vous parler de ma relation avec l’opposition, l’épisode Biram Ould Dah Ould Abeid, ma version du tir dont j’étais victime, de mes réalisations avec l’opposition, de ma position sur le troisième mandat, de la révision constitutionnelle qu’on me prête à tord, de l’esclavage, du chômage, du renouvellement de la classe politique, de l’arrestation des journalistes Babacar et Jedna, de la liberté de presse du décès de mon fils Ahmedou et de ses compagnons d’infortune Cheikh Oumaret Ould Taleb, de mon départ prochain, de ma succession, des crises de positionnement, du racisme, de la discrimination dont on n’arrête pas de parler, de la vente des écoles, de la lutte contre la gabegie, de mon patrimoine, des lobbies qui m’entourent, des gros mensonges de l’opposition, du favoritisme de mes proches, de l’avenir de la Mauritanie , de mes relations avec Ely Ould Mouhamed Vall et Bouhamatou, de mes regrets, etc. La nuit étant courte, il faudra d’autres nuits pour pouvoir lire la suite de cette lettre envoyée nuitamment pendant un sommeil profond.

Cissé Housseynou Birama
L’avocat du peuple

Source : Cisse Housseynou

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