Ligue 1 – Avec Ancelotti, ça vaut le coup d’attendre


Si le bilan de ses onze premiers mois à la tête du PSG divise les observateurs, Carlo Ancelotti n’a pas à rougir de ses résultats. L’histoire dit également qu’il est bon de laisser du temps à l’entraîneur italien qui fonctionne comme un diesel. Mais quand il est lancé…

 

 

Il y a un an, Carlo Ancelotti n’était pas encore l’entraîneur du Paris Saint-Germain. Cependant, l’ombre de l’Italien planait déjà au-dessus du Parc des Princes et de la tête d’Antoine Kombouaré. Un mois plus tard, le technicien transalpin finissait par poser ses valises au Camp des Loges et déloger AK de son siège éjectable. Le Kanak est aujourd’hui bien loin des affaires du PSG, physiquement parlant. Dans les esprits, il reste néanmoins présent. Parce que son successeur ne l’a pas encore complètement fait oublier. Et pour cause, le début de règne de Carlo Ancelotti n’a pas été une réussite totale, sur le fond comme dans la forme.

Depuis 1991 et le rachat du PSG par Canal Plus, le club de la capitale a connu onze entraîneurs différents*. Onze hommes d’horizons divers, avec des expériences variées et arrivés au club dans des situations incomparables. Ce qui, cependant, n’interdit pas de se pencher sur leurs premiers pas avec toute la mesure qui s’impose alors qu’aucun n’a bénéficié des largesses d’effectif et financières de Carlo Ancelotti au début de leur mission avec le club de la capitale.

Milan, c’était long

Dans les chiffres, le bilan de Carlo Ancelotti est plus que correct : 44 matches joués pour 59% de victoires. Qui dit mieux ? Pas grand monde. Sinon Luis Fernandez, première époque (1994-1996). Le natif de Tarifa avait remporté 63,9% de ses matches lors de ses onze premiers mois à la tête du club. Fernandez avait pris la suite d’Artur Jorge et dirigeait une équipe championne de France. Vahid Halilhodzic, arrivé en 2003, devance également l’ancien milieu de terrain du Milan AC (61,3% de succès). C’est assez remarquable alors que « coach Vahid » avait perdu Ronaldinho, repris en main une équipe de moitié de tableau et l’avait transformée en vice-championne de France grâce à son intransigeance et sa ligne de conduite quasi-militaire. Ça a tenu le temps que ça a tenu… A noter que Halilhodzic, comme Ancelotti, sont les deux hommes qui ont le moins perdu durant leurs onze premiers mois (13,6%).

L’entraîneur actuel du PSG n’est pas un perdreau de l’année. Sa carrière de joueur et surtout sur les bancs de touche de Parme, de la Juventus Turin, du Milan AC ou de Chelsea notamment, lui confèrent une expérience et un savoir-faire certain. Ancelotti a gagné quelques trophées. Et pas des moindres. Mais ses débuts n’ont pas toujours été des plus convaincants, mis à part à Chelsea où l’ancien international italien a aligné 69,6% de victoires lors de ses onze premiers mois au pouvoir et décroché le titre de champion. A Parme (51,3%), à la Juventus (54,9%) et surtout à Milan (46,5%), le « Mister » a fait moins bien qu’au PSG en termes de matches gagnés. S’il avait terminé vice-champion d’Italie avec les Parmesans ou la Juventus dès sa première saison, il a mis un peu plus de temps à redresser la barre avec les Rossoneri, qu’il avait rejoints en novembre 2001. Mais cela s’est terminé par deux victoires en Ligue des Champions (2003, 2007). A bon entendeur…

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