Ligue des Champions : le Barça et le Real peuvent-il être champion avec une défaite au compteur ?

Battus par le Celtic Glasgow et Dortmund, le Barça et le Real Madrid ont laissé des plumes au premier tour de la Ligue des Champions. Rien de trop alarmant, selon les archives.

Candidats déclarés au sacre final en Ligue des Champions, le FC Barcelone et le Real Madrid ne connaissent pas un début de campagne européenne de tout repos. Après quatre journées, chacun affiche déjà une défaite au compteur.

Les Catalans lors de la dernière journée sur le terrain du Celtic Glasgow (2-1). Les Madrilènes deux semaines plus tôt à Dortmund sur le même score (2-1). Lorsque l’on présente une telle armada, cela fait forcément un peu tâche. Mais est-ce que cela hypothèque pour autant leurs chances d’aller au bout ? Pas si sûr lorsque l’on regarde dans le rétroviseur le parcours des précédents champions d’Europe.

Si l’on s’attarde sur les résultats depuis l’instauration d’une unique phase de groupes, en 2003-2004, ils sont même six clubs à avoir soulevé la Coupe aux grandes oreilles en neuf éditions. A commencer par le FC Porto, dès la première année. Ont suivi Liverpool (2005), le Milan AC (2007), l’Inter Milan (2010), Chelsea, la saison dernière, et… déjà le Barça. En 2008-2009, les hommes de Pep Guardiola avaient achevé la phase de groupes par un revers au Nou Camp face au Shakthar Donetsk (2-3). Cela ne les avait pas empêchés d’être sacrés quelques mois plus tard à Rome face à Manchester United grâce à Samuel Eto’o et Lionel Messi (2-0).

Ancelotti avait enchaîné deux défaites

En la matière, la palme revient au Liverpool version 2004-2005 et au Milan AC 2006-2007 qui avaient concédé deux défaites. Les Anglais s’étaient pris les pieds dans le tapis chez l’Olympiakos (1-0) et à Monaco (1-0). Alors emmenés par un certain Carlo Ancelotti, les Rossoneri avaient quant à eux chuté face l’AEK Athènes (1-0) puis à San Siro face à Lille (0-2). Ils avaient malgré tout fini à la première place du groupe H. C’est d’ailleurs un autre constat : même avec un revers dans la besace, la première place du groupe, synonyme de huitième de finale a priori plus abordable, n’est pas inaccessible. Sur les six cas évoqués, seuls les Reds et l’Inter de José Mourinho ont conclu la première phase à la deuxième place. En 2010, les Nerazzurri s’étaient inclinés chez le Barça (2-0). Avant de battre Chelsea, le CSKA Moscou, Barcelone et enfin le Bayern en finale.

Cette année, la principale différence, c’est sans doute que le Barça et le Real ont chuté relativement tôt dans la compétition. Dans le passé, les écueils des futurs champions avaient plutôt lieu en fin de parcours, lorsque la qualification était généralement en poche ou presque. Seules exceptions, Porto 2004 (tombé à domicile dès la deuxième journée face au Real, 1-3) et Liverpool 2005 (battu à lors des deuxième et cinquième journées). A part eux, le faux-pas est survenu lors de l’avant-dernière journée (Chelsea 2012, Inter 2010), la dernière (Barça 2009) voire les deux (Milan 2007). Lors de son précédent de 2009, un rapide coup d’oeil sur la feuille de match rappelle que Barcelone avait d’ailleurs largement fait tourner son effectif en laissant notamment Messi, Eto’o et Puyol au repos.

Plus le droit à l’erreur

Pas plus qu’un parcours sans faute n’augure d’un titre en fin de parcours, un échec lors de la phase de groupes n’est donc en rien rédhibitoire. L’essentiel reste de sortir des poules. Le Barça, à qui il suffit d’un point mardi à Moscou face au Spartak pour voir les huitièmes de finale, est bien parti. Pour le Real Madrid, deuxième de son groupe avant de se rendre mercredi sur la pelouse de Manchester City, le risque est sans doute plus élevé. Car c’est sans doute là que le bât blesse : en s’inclinant déjà une fois avant la cinquième journée, les deux géants espagnols n’ont plus vraiment le droit à l’erreur. Mais il n’y a pas encore de quoi paniquer.

Source:Eurosport

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