Limogeage de Ould Zahav : scandale financier à Genève

scandale

A Genève, la 24em session du conseil des droits de l’homme des nations unies s’est ouverte le 9 septembre 2013 sans son vice président, le désormais ex ambassadeur Cheikh Ahmed Ould Zahav.

L’absence de Ould Zahav, personnage controversé et sans aptitudes particulières à assurer au nom de son pays la vice présidence de cette honorable institution, est due à son limogeage pour cause de malversation financière avérée par plus de 280 Millions d’ouguiya que l’IGE lui demande de restituer sans délai au trésor public.

Cet ambassadeur qui, comme certains de ses collègues, Lemmat Mint Aounen,Cheikh El Avia Ould Mohamed Khouna, Ould Tolba, Diagana etc., croyait aux vertus de l’impunité que ould Taya, dont ils furent des proches collaborateurs, avait érigé en système de gouvernance, vient de vérifier à ses dépends que dans la terminologie des nouvelles autorités, l’assainissement des finances publiques n’a rien d’un vain mot.

Quant à sa mise à la touche qui, proportionnellement, reste très en deçà de ce qu’on lui reprocherait, elle est édifiante sur la volonté du président Mohamed Ould Abdel Aziz de lutter farouchement contre la gabegie et la délinquance financière et sur sa détermination à sanctionner sévèrement ceux qui s’en rendent coupables à la faveur de l’exercice d’une fonction de l’Etat.

Nommé à ce poste prestigieux il y’a plus de trois ans, Ould Zahav prouve par ses méthodes d’un autre âge et sans grand respect pour les procédures, que les cadres sortis du moule de Ould Taya sont incapables de s’adapter aux réformes de la bonne gouvernance qui demeure la principale aune à laquelle sont jugés les fonctionnaires.

En bon produit de l’ex dictateur, ce ressortissant de Tintane a foulé aux pieds l’un des principes fondamentaux de la diplomatie : celui de la rigueur, consacré chez ces sobres fonctionnaires par la présomption de haute moralité accordée implicitement aux ambassadeurs.

Ould Zahav qui aurait reçu avec insolence et dédain la mission de l’IGE venu contrôler ses agissements, refuserait de quitter Genève où il tenterait de discréditer la Mauritanie sur des dossiers sensibles pour faire payer au régime son limogeage d’autant plus inattendu qu’il risque d’ouvrir la boite de pandore dans bien des chancelleries.

Aux dernières nouvelles, Ould Zahav aurait chargé sa secrétaire, une cousine à lui recrutée à Nouakchott pour un salaire mensuel d 4 000 Euros, de déposer son CV d’ex ministre, ambassadeur etc., auprès de tout ce que Genève compte d’institutions ayant de prés ou de loin un rapport avec les droits de l’homme.

Selon une source contactée à Genève, l’ex ambassadeur chercherait donc un emploi dans cette capitale non pas pour survivre, il est à l’abri du besoin, mais plutôt pour pouvoir peser sur le sort de ceux auxquels il se serait juré de faire payer son éviction.

Selon cette source, l’attitude de Ould Ould Zahav, qui s’assimile à une défection, pourrait pousser la justice mauritanienne à se mêler de son cas et de le faire venir pour répondre d’une série d’accusations relevant du droit commun : emplois fictifs, double prise en charge des loyers des résidences et bureaux, assurance maladie, fonds d’hôtel etc.

Affaire à suivre.
Source : Mohamed Saleck

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