L’Indonésie préparerait l’exécution de Serge Atlaoui

Serge Atlaoui aux côtés de son avocateLes autorités indonésiennes ont annoncé jeudi avoir donné l’ordre de préparer les exécutions de dix condamnés à mort pour trafic de drogue, principalement des étrangers, dont le Français Serge Atlaoui. Une accusation dont il se défend. Mais il a épuisé tous ses recours. Sa famille en a appelé à François Hollande et n’entend pas baisser les bras.

Malgré les menaces et accusations de Paris, le sort de Serge Atlaoui semble être fixé. « L’ordre a été donné de lancer les préparatifs », a déclaré le porte-parole du bureau du procureur général, Tony Spontana, sans plus de détails. Aucune date n’a cependant été fixée pour les exécutions qui seront notifiées 72 heures au préalable aux condamnés. Or cela n’a pas encore été le cas.

Peu avant cette annonce, André Atlaoui, le frère de Serge Atlaoui, gardait pourtant toujours espoir. « Nous estimons que Serge n’a pas eu le droit à la justice en Indonésie. Je vous laisse imaginer un dossier arrivant à la Cour suprême un mercredi et, moins de cinq jours plus tard, donner une réponse. Nous estimons que Serge n’a pas eu le droit à la justice, que son dossier n’a pas été étudié. Nous estimons que Serge n’a pas eu le droit à une révision de son procès comme il l’a demandée pour prouver son innocence. Ce que nous souhaitons par-dessus tout c’est que le président indonésien veuille bien entendre les propos de la communauté internationale en ce qui concerne les étrangers, prochains exécutés là-bas, qu’il prenne en considération que tous ces pays-là ont aboli la peine de mort il y a déjà bien longtemps, pour le respect du droit à la vie humaine, et qu’il n’exécute pas ces personnes. Serge garde espoir. Nous aussi, nous gardons espoir. Aujourd’hui, nous en appelons à une mobilisation citoyenne qui s’oppose à l’exécution d’un Français, et en l’occurrence Serge Atlaoui. »

Jeudi soir, en marge du sommet extraordinaire à Bruxelles sur le drame des migrants en Méditerrannée, l’Union européenne s’en est prise à l’Indonésie. « L’Union européenne est totalement opposée à la peine de mort. Cela ne peut pas être une réponse au trafic de drogue », a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk, à l’issue d’un sommet européen, faisant référence à Serge Atlaoui. « Jusqu’au dernier moment, nous devons tout faire pour que l’exécution n’ait pas lieu », a de son côté déclaré le président François Hollande.

Source: RFI

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge