L’IRA fait la jonction entre les luttes contre l’esclavage en Europe et en Mauritanie

 

Ira-Biram a la TV Parlement Européen Bruxelles_iraProfitant de son séjour en Europe et avec le concours des structures d’IRA sur le Continent, Biram Abeid Dah a réussi à établir les ponts entre les militants anti-esclavagistes européens et les tenants de la disparition de la condition servile en Mauritanie. Cette jonction a été scellée lors des auditions devant la Sous-commission chargée des droits de l’homme au Parlement européen et consacrée lors du débat organisé par la télévision du même parlement entre Jean-Jacob BICEP, député Euro-Vert Français, Madame Françoise Vergès, professeur à l’Université de Londres et présidente du Mémorial de L’ Esclavage de Nantes en France et Monsieur Biram Dah Abeid ce 14 octobre 2013.

 

                Pour Madame VERGES, l’opulence du continent européen est bâtie sur le travail servile. Cette année, dit l’universitaire, on fête le traité d’Utrecht de 1713 qui a fondé l’Europe. C’est la première fois qu’on a une idée  de l’Europe, on dit c’est les mêmes valeurs, même culture … On dit plus rarement que ce traité donne à l’Angleterre le monopole de la traite des esclaves et qui va permettre à l’Angleterre de devenir la grande puissance maritime et négrière qu’elle sera. On va passer de 20 mille à 90 mille esclaves par an…Tous les pays vont tremper dans la traite; ou en produisant les marchandises qu’on échange contre des esclaves ou étant eux-mêmes dans la traite… L’Europe, telle qu’elle existe, repose sur cinq siècles d’esclavage et un siècle et demi de colonisation..

 

                Pour le député BICEP, L’Union ne peut pas continuer à aider des pays, comme la Mauritanie, où se pratique l’esclavage. Il doit y avoir une initiative, prise par Madame Ashton, pour aller à la rencontre du gouvernement mauritanien pour débattre de cette question et nous, députés européens nous devons faire pression pour que la conditionnalité de l’aide porte sur cette question.

 

                Quant à Biram Abeid, il précisera qu’en Mauritanie perdure l’esclavage par ascendance auquel est venu s’ajouter, tout naturellement, l’esclavage moderne. Les multinationales occidentales ont trouvé dans la masse des Hratine, ayant intériorisé leur infériorité suite à des siècles de servilité, une main d’œuvre taillable et corvéable à merci. Par le truchement des bataillons de tâcherons arabo-berbères, le peuple des Hratine passe, naturellement, des maîtres traditionnels aux contremaîtres modernes. C’est le cas dans tous les bassins de l’industrie  extractive mauritanienne

 

Nous partageons avec vous la vidéo de cette émission.

 

                                                                                                      Commission de Communication

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