L’offre de reprise du journal « La Marseillaise » acceptée par le tribunal

4616399_3_fa3f_ill-4616399-fc69-marseillaise_d3524528f85605432cf99b5ea8d570f9Le tribunal de commerce de Marseille a validé, mercredi 15 avril, l’offre de reprise du quotidien de gauche La Marseillaise par les Editions des fédérés, seul candidat en lice, a-t-on appris de la CGT (majoritaire).

L’offre de reprise du quotidien régional du Sud-Est, qui est en redressement judiciaire depuis la fin de novembre, prévoit la suppression de 91 postes sur les 208 que compte l’entreprise. Lorsqu’elle a présenté cette offre, en février, la société Les Editions des fédérés, présidée par Pierre Dharréville, secrétaire départemental du Parti communiste français (PCF) dans les Bouches-du-Rhône, affirmait ne pas vouloir « laisser s’éteindre un journal à la ligne éditoriale spécifique, engagé, populaire, rebelle ».

Autour d’actionnaires issus du PCF – qui concourt au financement –, du monde mutualiste et soutenu par l’association Les Amis de La Marseillaise, les Editions des fédérés proposent un projet s’articulant selon trois axes. « Le premier, c’est le (support) papier, avec la volonté d’être plus agréable. Un journal, ça a une existence physique », argumente M. Dharréville. « Le deuxième, c’est le développement sur Internet », poursuit-il, exprimant sa volonté de « faire passer la sensibilité » du quotidien sur ce support. En troisième lieu, le repreneur souhaite développer « la présence du titre dans la société ».

Le quotidien s’organisera autour de trois grands « pôles » couvrant les six départements de diffusion : une édition pour le Gard et l’Hérault ; une autre pour les Bouches-du-Rhône ; une troisième pour le Var, le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence. Le plan de suppression de 91 emplois, concernant les journalistes, les services centraux et l’imprimerie externalisée, est « un déchirement », déplore M. Dharréville.

Source: le monde

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