Londres et Washington veulent «accroître la pression sur le régime syrien»

Le Premier ministre britannique a été reçu à la Maison Blanche par Barack Obama ce lundi 13 mai. Les deux hommes ont abordé le conflit syrien, obama-camronmais sans faire d’annonce fracassante sur ce dossier à l’issue de leur entretien. Barack Obama et David Cameron ont également abordé d’autres sujets que celui de la Syrie au cours de leur rencontre. L’accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’UE était aussi au centre des attentions.

Le président américain et le Premier ministre britannique gardent le cap. « Ensemble nous allons poursuivre nos efforts pour accroître la pression sur le régime de Bachar el-Assad », promet Barack Obama. David Cameron, de son côté, appelle la communauté internationale à agir. « Il faut que le monde se mette vite d’accord pour arrêter le massacre », déclare le Premier ministre britannique. Un appel destiné bien sûr à la Russie. Barack Obama et David Cameron demandent à Moscou, jusqu’à présent soutien indéfectible du régime Assad, de faire évoluer rapidement sa position.

La place de la Grande-Bretagne dans l’UE

Au sujet de l’avenir de la Grande-Bretagne au sein de l’Union européenne, Barack Obama dit que c’est une question qui concerne les citoyens britanniques avant tout. Mais il semble cohérent d’estimer que les Britanniques devraient attendre la mise en place des réformes demandées par Londres avant d’organiser un référendum.

Voilà qui est un soutien de taille pour David Cameron, qui est en difficulté sur cette question au sein de son propre camp politique. David Cameron qui a dû apprécier cette intervention de Barack Obama.

Etats-Unis-UE : bientôt la plus grande zone de libre-échange au monde ?

L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis était aussi au coeur des discussions entre les deux chefs d’Etat. Ce serait la plus grande zone de libre-échange du monde, mais le conditionnel reste de mise tant les négociations s’annoncent difficiles.

Côté européen, le parlement de Strasbourg et chacun des 27 Etats membres doivent approuver le mandat de discussions. Côté américain, le Congrès doit encore être consulté.

Mais David Cameron reste optimiste : « Il y a une véritable chance que le processus soit lancé à temps pour le sommet du G8. Les cinq prochaines semaines sont donc cruciales. Réaliser les bénéfices importants que ce traité apporterait demandera de l’ambition et de la volonté politique. Cela veut dire que tout doit être sur la table, y compris les questions difficiles, sans exception ».

A ses côtés, Barack Obama enfonce le clou. Cet accord serait une aubaine pour les deux côtés de l’Atlantique, assure le président américain : « Je crois que nous avons une réelle chance de baisser les droits de douanes, d’ouvrir les marchés, de créer des emplois et de rendre nos économies plus compétitives. Je me réjouis d’ouvrir les négociations avec l’UE dans les prochains mois ».

Mais entre l’exception culturelle française et la réglementation des OGM, les sujets qui fâchent ne manquent pas entre les deux côtés de l’Atlantique, et même au sein de l’Union européenne.

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