L’otage français enlevé en mars au Tchad a été libéré

Un ressortissant français, enlevé le 23 mars, près de la frontière soudanaise, a été libéré, ce dimanche 7 mai, selon des sources sécuritaires soudanaises. La présidence française l’a confirmé. L’ex-otage fait route vers Khartoum.

Cet homme, dont l’identité n’a jamais été révélée, était employé d’une société minière prospectant dans la région tchadienne du Sila, à quelque 200 km au Sud d’Abéché.

Le jeudi 23 mars dernier, aux aurores, il avait été kidnappé par un groupe d’hommes armés, à moto, qui s’était volatilisé en brousse. Très vite, les autorités tchadiennes avaient confirmé que l’otage avait été emmené en territoire soudanais. C’est donc là qu’il a été retrouvé.

Pas de précisions, pour le moment, sur les circonstances de cette libération. L’Elysée se borne à adresser des félicitations à l’ensemble des acteurs qui se sont impliqués dans le dossier.

« Grande satisfaction »

Le chef de l’Etat, François Hollande, « a appris avec grande satisfaction la libération de notre compatriote qui avait été enlevé dans l’est du Tchad le 23 mars puis emmené par ses ravisseurs au Soudan », peut-on lire dans le communiqué de la présidence française.

Le mobile lui-même de l’enlèvement reste sujet à interrogations. Enlèvement crapuleux ? Enlèvement politique imputé à des groupes armés qui circulent dans cette région, aux frontières du Darfour et de la Centrafrique ? Coup de sang d’un groupe d’orpailleurs clandestins interdits d’activité par les autorités tchadiennes ?

On est très loin, en tout cas, des zones d’activité habituelles des groupes jihadistes du Sahel. L’est tchadien est même plutôt une région calme. Aucun enlèvement d’occidentaux n’y avait été signalé, depuis 2009.

Source: RFI

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