L’UA et la CEDEAO pour une intervention militaire au Mali

L’Union africaine (UA) et des pays d’Afrique de l’Ouest ont de nouveau appelé, lundi à Niamey, à déployer sans délai une force africaine pour chasser les groupes islamistes armés occupant le nord du Mali. Un accent particulier doit être mis sur la nécessité de l’envoi sans délai d’une force internationale en vue d’éradiquer le péril terroriste qui menace la paix dans notre sous-région, a déclaré le chef de l’Etat béninois Thomas Boni Yayi, président en exercice de l’UA.

Il s’exprimait à l’ouverture à Niamey d’un sommet des chefs d’Etat du Conseil de l’Entente, une organisation de coopération régionale regroupant Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Niger et Togo. Je renouvelle notre appel au Conseil de sécurité pour qu’il autorise le plus rapidement possible l’envoi d’une force internationale pour aider à la libération du nord du Mali, a lancé le président nigérien Mahamadou Issoufou. Notre sous-région est soumise à des menaces sans précédent, dont le terrorisme et le crime organisé, qui s’imbriquent pour créer une situation explosive. Ils n’épargneront à terme aucun de nos pays, a-t-il alerté. Dans leur communiqué final, les présidents Yayi et Issoufou ainsi que Blaise Compaoré (Burkina), Alassane Ouattara et Faure Gnassingbé (Togo) ont de nouveau exhorté à l’envoi d’urgence d’une force internationale au Nord-Mali. Ils ont aussi salué la formation d’un nouveau gouvernement à Bamako mais condamné la persistance de l’influence de la junte militaire dans la transition politique au Mali. Le Premier ministre Cheick Modibo Diarra a été démis le 11 décembre sous la pression de l’ex-junte toujours puissante dans la capitale malienne. Il a été remplacé par Diango Cissoko, qui a formé samedi un nouveau gouvernement, dont les priorités sont la reconquête du Nord et l’organisation d’élections. Une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU est attendue avant la fin de l’année pour autoriser l’envoi au Mali d’une force africaine, appuyée logistiquement par des pays occidentaux. Cette force devrait tenter de chasser les mouvements islamistes armés occupant seuls depuis juin le Nord malien. L’UA et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), à laquelle appartiennent les pays du Conseil de l’Entente, plaident avec insistance pour une opération armée, mais les Etats-Unis et le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon ont émis de fortes réserves sur une intervention et sa préparation.

Source : Elhouriya

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