Lutte contre la Pauvreté : Un gouffre financier sans fonds

fondsLa pauvreté serait-elle une fatalité en Mauritanie, pays peu peuplé doté de ressources internes et externes incommensurables ? L’évidence montre en effet, l’inefficacité de programmes conçus depuis près de deux décennies, auxquels s’ajoutent les efforts vieux d’un quart de siècle, tous incapables à offrir une vie décente à plus de 50 % de la population.
Les mannes des bailleurs et partenaires traditionnels auxquels se joignent les budgets nationaux pour combattre le fléau, font de plus en plus penser à un gouffre sans fonds où la pauvreté s’engrosse année après année.
L’impression est que tout le tintamarre soulevé depuis des années autour des programmes de lutte contre la pauvreté n’est que du folklore. Juste des ateliers, des séminaires, des conférences, où des élites théorisent entre deux pauses cafés, signent des documents factuels, dont les chiffres mirobolants n’atterriront jamais dans la marmite des pauvres de la Kébbé ou des hameaux lointains.
Les gros chiffres et la main davantage tendue des pauvres. Les ventres vides et les regards rachitiques des milliers d’enfants, de vieillards, de diplômés chômeurs, de demandeurs d’emplois devant les inspections et le Bemop, restent d’éternels tableaux immuables. Les milliards passent et les pauvres continuent de crier. Toujours le même nombre, ou presque, tant la pauvreté statistique recul peu.
Pourtant, que de programmes ont été initiés et que de solutions ont été envisagées pour relever le niveau général de vie, à travers notamment la construction d’hôpitaux, d’infrastructures scolaires et de digues, le raccordement à l’eau et à l’électricité, l’accès à la propriété foncière, le développement de la micro-finance, de l’agriculture…
Des gouffres financiers qui n’ont en rien amélioré la situation des populations. Que faire ? Et si, pour reprendre l’avis d’un ancien artiste disparu, l’Etat procédait tout simplement à la distribution, ne serait-ce que pour l’année 2016, des 400 Milliards d’UM plus l’ensemble des dons et fonds en provenance des bailleurs et partenaires, entre les Mauritaniens ?
Mais une fois que le spectre du fléau sera abattu, il risque de subsister sous d’autres formes. Et le pire de ces formes, reste la pauvreté intellectuelle. Et ça, c’est une autre histoire…

JOB.

Source : L’Authentique

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