Mali: attentat à Kidal, combats à Gao

Un véhicule piégé a explosé près d’un camp militaire français, jeudi matin, 21 février, à Kidal, dans le nord du Mali. A Gao, les combats se sont poursuivis dans l’après-midi pour tenter de déloger des jihadistes armés infiltrés dans la ville depuis cette nuit. Les forces maliennes sont épaulées par des soldats et des hélicoptères français, selon plusieurs témoins. Ce jeudi, le palais de justice était en flammes.

Une toyota wagon – c’est-à-dire fermée à l’arrière -, aurait explosé ce jeudi matin vers 8h30 dans le quartier de Tazara à la sortie de Kidal. L’explosion a eu lieu au moment où le voiture entrait dans un garage, tout près d’un forage où les éleveurs viennent s’approvisionner mais aussi les militaires tchadiens qui sécurisent la zone.

Selon un notable de la ville joint par RFI, il y aurait deux morts : le kamikaze et un civil. Selon des témoins, le kamikaze était de peau noire et n’était pas originaire de la région.

L’explosion a eu lieu à 500 mètres du camp 2 occupé par les militaires français. Ce camp était-il la cible ? Peut-être, mais difficile de le confirmer puisque la voiture a explosé avant.

A Kidal, certains habitants ne sont en tout cas pas étonnés de ce qui vient de se passer. Plusieurs d’entre eux confirment qu’il restait encore des membres d’Aqmi et d’Ansar Dine dans la ville et aux alentours.

Tirs à l’arme lourde à Gao

Des hélicoptères français ont survolé Gao ce jeudi après-midi. Des soldats français ont aussi été déployés en renfort au centre de la ville afin de venir en aide à l’armée malienne qui affronte depuis ce mercredi soir des djihadistes qui se seraient infiltrés en ville, dans la mairie et le palais de justice notamment.

Témoignage d’un habitant de Gao

(00:49)

La confirmation a d’ailleurs été donnée à la mi-journée par le Mujao, le groupe qui occupait la ville il y a encore quelques semaines. Il assure avoir envoyé ce mercredi des hommes pour mener une contre-offensive pour libérer Gao.Ce matin, les combats ont été violents avec des tirs à l’arme lourde. Le marché aux légumes a brûlé, une station-service aussi. De la fumée s’échappe encore du centre-ville. Les gens sont restés terrés chez eux. Ce jeudi soir, ils sont encore nombreux à ne pas oser sortir. Un habitant de Gao évoque un état de « panique générale » dans la ville dont les rues ont été « désertées ».Il faut préciser que la situation à Gao n’a jamais été stabilisée depuis l’entrée des Français dans la ville, fin janvier. Il y a notamment déjà eu deux attentats kamikazes dans la ville.

Un habitant de Gao

Les hélicoptères ont survolé l’endroit, ils sont vers le fleuve aussi, et ont tiré des roquettes depuis que ce sont mis en action. (…) Il y avait des soldats français au sol, qui combattaient aux côtés des soldats maliens.

Un habitant de Gao

(00:38)

Source : RFI

 

 

 


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