Mali : bilan de 24 heures d’affrontements dans la région de KONNA

La région de Mopti, dans le centre du pays, est le théâtre de violents combats entre militaires maliens et islamistes armés depuis mercredi soir. Retour sur les événements de ce jeudi.

Depuis mercredi soir, la région de Mopti, dans le centre du Mali, est le théâtre d’échanges de tirs entre militaires maliens et islamistes armés. Kona, proche de Mopti et capitale de la région du même nom, a déjà été secouée par une tentative d’attaque islamiste dans la nuit de lundi à mardi. Les affrontements ont repris jeudi. Bilan des événements d’une journée marquée par les premiers combats depuis neuf mois entre les deux camps.

le Conseil de sécurité de l’ONU doit par ailleurs, à l’initiative de la France, se réunir en urgence à partir de 18h00, à New York (23 heures GMT), pour débattre de la situation a Mali.

L’armée malienne déjoue une embuscade

L’armée a repris les affrontements dans la matinée, au lendemain d’échange de tirs. Elle a annoncé avoir repoussé une incursion des islamistes dans la région de Mopti, zone proche de la ligne de partition qui coupe le Mali en deux.

Les groupes islamistes a pris le contrôle du Nord du pays depuis neuf mois. Selon un responsable militaire, l’armée a évité une embuscade des islamistes et les a repoussés après de « durs affrontements » à partir de Konna.

Un « carnage » à Konna

Les militaires se sont retirés de la localité de Konna, tombée entre les mains des islamistes, selon des témoins joints depuis Bamako. Les militaires retournent vers Sévaré (à 12 km de Mopti) où l’armée dispose de commandement opérationnel.

Des témoignages indirects et des informations sur plusieurs sites de réseaux sociaux font état de nombreuses victimes. Il y aurait eu un « carnage » dans la localité de Konna.

« Nous sommes actuellement à Konna pour le jihad », annonce un responsable du groupe armé Ansar Dine, Abdou Dardar.

La communauté internationale s’inquiète

Les Nations unies souhaitent « que les groupes rebelles respectent les résolutions de l’ONU qui leur demandent de renoncer à tout lien avec des organisations terroristes ». Elles exhortent à cesser les hostilités, conformément à l’accord de Ouagadougou du 4 décembre dernier, a-t-il ajouté. « Nous continuons de demander à toutes les parties de dialoguer (…) et nous attendons la reprise des négociations prévue désormais pour le 21 janvier ».

>> Lire aussi: L’ONU autorise le déploiement d’une force internationale

De son côté, la France réitère son souhait d’un « déploiement rapide » de la force internationale au Mali indique le ministère des Affaires étrangères.

Source : BFMTV

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