Mali: des militaires tchadiens de la Minusma ont-ils commis une bavure?

armée tchadienne à KidalLa semaine dernière, cinq casques bleus tchadiens ont été tués lors d’une attaque revendiquée par les islamistes dans le nord du Mali. Après cette attaque, les soldats tchadiens ont arrêté trois civils. L’un d’eux est décédé après son arrestation. Notre correspondant à Bamako a pu entrer en contact avec des parents du défunt et l’un des deux autres civils arrêtés au même moment puis relâchés par la suite.

Peu après l’attaque jihadiste contre les casques bleus tchadiens le 18 mai dernier, ces derniers ont déclenché une opération de sécurisation de la zone et de poursuite des assaillants. Ils tombent sur trois civils : un vieux berger, son enfant et un autre mineur.

L’un des deux survivants se souvient. Il a entendu des coups de feu. Paniqué, le troupeau qu’ils conduisaient se disperse. Il voit même des animaux tomber. Et puis, ils sont tous trois arrêtés. Violemment. Lui sera attaché aux mains. « Mon père, battu à coup de crosse, tombe avant d’être brutalement relevé », témoigne-t-il. Des coups de crosse, il en a également reçu, selon ses déclarations.

Il se souvient également qu’un soldat tchadien leur demande de reconnaître qu’ils sont parmi les auteurs ou les complices de l’attaque qui a fait cinq morts dans leurs rangs. Sa réponse : « Nous ne sommes que de pauvres bergers, mais c’est vrai que nous avons vu des hommes armés à moto quitter l’endroit de l’attaque ».

Il ajoute : « Après tout ça, les militaires nous ont emmenés. Mon père vivait toujours. Après, j’ai appris qu’il (était) mort ». Son père, Almostapha Ag Intisniyiken, était un homme sans histoire.

Dans un communiqué, la mission de l’ONU au Mali a affirmé que toute la lumière sera faite sur l’affaire. Les parents du défunt qui soupçonnent une bavure attendent les résultats de l’enquête.

Source: RFI

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