Mali: l’afflux de réfugiés en Mauritanie toujours aussi important (17million de Dollars au lieu de 353)


Alors que la traque aux islamistes se poursuit au nord-est du Mali - dans les régions de Gao et Kidal - les populations de la région de Tombouctou - plus à l’ouest – continuent néanmoins à fuir vers la Mauritanie. L’afflux de réfugiés a même tendance à augmenter.

Environ 500 personnes traversent chaque jour la frontière pour trouver refuge au camp de Mbera qui héberge plus de 72 000 personnes. Les gens fuient par crainte de persécutions. Ils craignent l’armée malienne mais aussi des milices locales, ou encore juste leurs voisins qui regardent de travers les peaux blanches (Arabes et Touaregs) depuis la fuite des islamistes.

Toutefois, le HCR signale qu’il n’y a pas de blessés parmi les arrivants. Ce sont surtout des femmes et des enfants. Pendant ce temps là, les hommes se cachent en brousse et essaient de sauvegarder leurs biens, en particulier leurs troupeaux. Parfois, ils confient leur bétail à des bergers.

D’après certains témoignages, des soldats saisissent parfois les troupeaux, notamment dans la région de Léré. En l’absence d’administration, il y aurait de véritables trafics de bétail dans la région.

Avec le départ des Arabes et des Touaregs, certaines localités sont totalement désertées. Les réfugiés – qui ont souvent fui à plusieurs reprises au cours des 20 dernières années – disent clairement qu’ils n’envisagent pas de retour tant qu’il n’y aura pas de solution politique, tant qu’ils n’auront pas de garanties concernant leur sécurité.

En tout cas, le HCR prévoit une extension du camp de Mbera et des Organisations Non Gouvernementales (ONF) mettent en place des activités communautaires.

Manque de moyens pour aider les réfugiés à revenir chez eux

Selon l’ONU, les centaines de milliers de Maliens qui ont fuit les zones de combat – dans le nord du pays – sont très réticents à revenir chez eux. Certains craignent le retour des islamistes ; d’autres, parmi les Touaregs, les représailles de l’armée malienne.

Joint par RFI, John Ging, directeur des opérations humanitaires de l’ONU, s’est rendu dans le nord du Mali et a constaté le manque de moyens pour aider ces réfugiés maliens et la grande difficulté à obtenir des financements.

John Ging
Directeur des opérations humanitaires de l’Onu

« Ces gens ont simplement besoin d’un peu d’aide, maintenant, pour reconstruire leurs moyens de subsistance.« 
John Ging

(00:36)

Directeur des opérations humanitaires de l’Onu

01/03/2013 par Karim Lebhour


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