Mali : Les électeurs aux urnes le 28 juillet

Les élections maliennes devant consacrer le retour à l’ordre constitutionnel après plus d’un an de crise politique consécutive au coup d’Etat perpétré electionpar le capitaine Sanogo, se dérouleront, officiellement, le 28 juillet prochain. Les autorités de transition au Mali et la communauté internationale, la France en tête, poursuivent le processus devant aboutir à l’élection d’un nouveau président de la République. Selon le gouvernement malien en place à Bamako, des dispositions sont prises pour l’organisation des élections même dans les régions jadis sous contrôle des islamistes excepté la région de Kidal en proie encore à des menaces de représailles terroristes.

Le Mali va bientôt retrouver ses institutions démocratiques, du moins si l’on s’en tient à la volonté des autorités de transition et de la communauté internationale. Le premier tour des élections présidentielles est prévu le 28 juillet prochain. L’administration chargée de l’organisation des échéances électorales s’active en dépit de quelques difficultés liées à l’activisme du MNLA et de certains groupuscules arabes qui doutent de la sincérité et de la volonté réelle des autorités de Bamako de gérer le pays de façon équitable et juste.  Les négociations du médiateur Burkinabè, Blaise Compaoré traînent encore les pieds. Le MNLA pose des conditions pour l’organisation des élections politiques à Kidal. Il rejette toute présence de l’armée malienne dans cette région et exige une certaine autonomie dans la gestion de la cité. Jusqu’à présent, les violons ne s’accordent pas en dépit de quelques accords encore non effectifs sur la future gestion de leur fief.  Certains maliens d’ailleurs, doutent également de la sincérité des touaregs du MNLA eu égard au déclenchement du conflit au tout début de la médiation burkinabè.

De son côté, le capitaine Sanogo s’agite encore pour dire « qu’il n’y aura pas d’élections tant que la guerre n’est pas finie ».  Fait-il allusion aux agissements du MNLA ou tout simplement, veut-il se positionner comme d’habitude pour dire qu’il existe et compte encore dans la sphère de décision? En tout cas, le problème du nord Mali demeure surtout en ce qui concerne l’organisation des élections qui demandent le retour de l’administration civile dans les localités du nord. Il faut également envisager le vote des expatriés maliens vivant en Europe et en Afrique notamment en Mauritanie, au Niger, et quelque part au Sénégal, au Burkina, ou encore au Tchad. Même si le processus avance avec la bénédiction de la France, il n’est pas à exclure des difficultés majeures qui pourraient entacher le bon déroulement des élections dans certaines localités du nord et pourquoi pas dans des pays voisins.

Toutefois, le président par intérim, Dioncounda Traoré, a réaffirmé lors du sommet de l’UA tenu en fin mai à Addis Abebas que les élections se tiendront le 28 juillet « sur l’ensemble du territoire malien ». Pour sa part, son ministre de l’intérieur, a clairement indiqué que « notre  objectif n’est pas de tenir des délais mais de sortir de la crise ». Des déclarations qui augurent des difficultés dans le respect du calendrier électoral. Le début de la récréation n’est donc pas encore sifflet pour le Mali.

Badiana

 

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