Mali : les frappes militaires sur Gao font fuir les djihadistes

D’après plusieurs témoins, les attaques aériennes françaises auraient détruit toutes les bases des islamistes dans cette ville du nord du pays.

 

 

Des bases djihadistes ont été détruites par des frappes aériennes françaises à Gao, et les combattants islamistes ont évacué la ville, ont indiqué dimanche des habitants de cette ville du nord du Mali et une source de sécurité régionale. « Il y a eu une dizaine de frappes, dans Gao et près de Gao. Toutes les bases des islamistes ont été détruites », a déclaré un habitant contacté par téléphone.

« Nous voyons la fumée sortir du camp. Il n’y a pas un seul islamiste aujourd’hui dans la ville. Ils ont fui », a ajouté un enseignant de la ville. Une source sécuritaire régionale a confirmé que « les principales bases » des islamistes, à Gao et dans sa périphérie, ont été « mises hors d’usage » par les raids français. Après ces bombardements, des habitants de Gao ne cachaient pas leur enthousiasme de voir les djihadistes atteints. « Si au moins l’armée malienne pouvait venir rapidement, vraiment, je serais content. Il faut maintenant que l’armée vienne avant que les islamistes ne reviennent ici », a déclaré un jeune étudiant résidant à Gao.

 

« Notre armée seule ne peut rien faire »

 

« Nous disons merci à la France. Il faut que les soldats français viennent par le sol pour nous libérer. Notre armée seule ne peut rien faire », a jugé un autre habitant de la localité. « Les populations du Nord ont assez souffert de cette guerre injustifiable. La machine a commencé, la machine doit continuer » pour mettre avec l’aide de l’armée malienne les islamistes « hors du pays », a assuré Ibrahim Touré, responsable à Gao de l’Association malienne des droits de l’homme (AMDH).

 

Gao, à environ 1 200 kilomètres au nord-est de Bamako, était le quartier général de la rébellion touareg, laïque et favorable à l’autodétermination du nord du Mali, du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Le MNLA avait lancé en janvier 2012 une offensive contre l’armée malienne dans le nord, avant d’en être évincé peu après par les groupes islamistes armés al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et Ansar Dine (Défenseurs de l’islam).

 

La France a poursuivi dimanche, pour le troisième jour consécutif, les bombardements des islamistes. Alors que la situation militaire était gelée, les combats avaient repris cette semaine dans le centre du pays. À plus de 700 kilomètres de Bamako, Konna était tombée jeudi aux mains des djihadistes qui occupent depuis plus de neuf mois le nord du Mali.

 

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