Mali : l’ONU enquête sur la mort de civils à Tin-Hamma

Au Mali, la mission des Nations unies au Mali (Minusma) a décidé d’envoyer, vendredi 22 mai, une équipe à Tin-Hamma, au nord du pays, localité de la région de Gao, proche de Ménaka. Des combats ont éclaté dans cette localité, mercredi et jeudi, entre groupes pro-Bamako et rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) qui ont fait plusieurs victimes civiles.

Que s’est-il réellement lors de ces combats entre rebelles séparatistes touaregs et milices pro-gouvernementales à Tin-Hamma ? Combien de civils ont été tués et ont-ils été exécutés comme le rapportent plusieurs sources et notamment la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) ? La Minusma souligne que « si les informations rapportées sont avérées, ces actes constitueraient des crimes graves dont les responsables devront rendre compte devant la justice ».

C’est pour faire toute la lumière sur les « violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire » qui lui ont été rapportées que la Mission des Nations unies a dépêché sur place une équipe d’enquêteurs.

« La Minusma a décidé d’envoyer cette mission d’enquête parce que nous avons reçu des rapports de différentes sources du terrain qui indiquent qu’il y a eu des exactions qui ont été perpétrées dont l’exécution d’un nombre de civils. L’objet de l’enquête c’est d’établir d’abord les faits, la véracité de ce qui a été rapporté, les corroborer avec des faits, des chiffres si possible parce que les chiffres rapportés varient », a déclaré, à RFI, Radia Achouri, porte-parole de la Minusma

Certains parlent de dix, d’autres de seize civils tués. Radia Achouri ajoute que l’objet de l’enquête c’est justement « d’établir le nombre de personnes qui auraient été exécutées et leur qualité ainsi que toute information utile pour établir les faits. De quoi il s’agit exactement et qui serait l’auteur de ces exactions », a-t-elle précisé.

De son côté, l’organisation Action contre la Faim (ACF)-Espagne a décidé de suspendre temporairement ses activités dans la région de Gao, après la mort de l’un de ses employés, pendant une mission, mercredi, à Tin-Hama. Pour reprendre ses activités, l’ONG attend d’en savoir plus sur la disparition de l’humanitaire qui faisait partie d’une équipe de cinq personnes en déplacement à Tin-Hamma.

Source: RFI

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