Mali : L’ONU refuse de nouveau une intervention militaire au Nord

Pour tous ceux qui attendaient le visa du Conseil de sécurité pour l’envoi d’une force armée africaine dans le septentrion malien, la déception est grande après cette énième reculade de cet organe onusien, qui semble se complaire dans le flou artistique, tant ses atermoiements sont incompréhensibles.

Le mercredi 8 août, lors d’une rencontre à New York avec la CEdEao et l’Union africaine, le Conseil de sécurité a, une fois de plus, différé son aval en demandant à l’organisation sous-régionale des précisions sur son plan d’intervention au Mali ;

des précisions sur les troupes, les effectifs, les moyens d’intervention, la composition du commandement et tutti quanti. Une dérobade de plus qui sonne comme la rebuffade de trop ?

En effet, cette danse de saint Guy du Conseil de sécurité a de quoi exaspérer les plus placides. A entendre le représentant français, Gérard Araud, dire que le Conseil attend que la Cédéao ou le gouvernement du Mali formulent une demande d’intervention, on a l’impression de revenir à la case départ.

On croyait le principe de l’intervention acquis et qu’il suffisait que la Communauté sous-régionale soumette un bon plan d’état-major au Conseil pour que celui-ci ouvre les portes de la guerre et accorde à celle-ci les moyens de faire pleuvoir le feu sur la tête des barbus qui occupent le Nord.

Las ! Ce que l’on croyait ficelé, un jour se défait le lendemain, et cette expédition militaire ressemble de plus en plus à la toile de Pénélope.

Aussi les 3 300 soldats que la Cédéao tenait prêts à appuyer l’armée nationale malienne risquent-ils d’attendre longtemps. On croyait que le Conseil voulait s’assurer de la fiabilité de la stratégie militaire avant de donner une légitimité à celle-ci.

Que le Conseil de sécurité attende une demande expresse du gouvernement malien, empêtré dans des querelles byzantines et otage d’une armée en déroute qui, au nom d’un nationalisme inconséquent refuse l’aide militaire de la communauté internationale, peut être lu comme une façon de renvoyer cette intervention aux calendes grecques.

Paradoxalement, sous d’autres cieux, en Afghanistan, en Libye, on a vu le Conseil de sécurité moins attentiste et même pousser à la roue pour y faire débarquer les GI’s ou les légionnaires français au nom du droit d’ingérence dans des affaires de la planète.

L’occupation du Nord-Mali ne suscite certainement pas l’émoi de la Communauté internationale parce que ce pays ne produit pas de pétrole, et sa descente aux enfers ne perturberait pas les places boursières.

La prochaine réunion de la CEdEao se tiendra du 9 au 13 août 2012 à Bamako, selon le commissaire chargé des affaires politiques de l’organisation, Salamatu Hussaini Suleiman, pour parachever la stratégie du débarquement des armées africaines au Mali.

Si le Conseil de sécurité bottait en touche en incriminant des détails dans la stratégie proposée, on pourra difficilement empêcher les va-t-en-guerre de l’armée malienne et les brigades d’autodéfense regroupés au sein de la Coordination des forces patriotiques de résistance de prendre les armes.

Certes, ils ne libéreront pas les territoires du Mali, car, en matière de combat, tout ce que cette armée a donné à voir est une rapide débandade face aux rebelles touaregs et la fuite loin du front.

Mais une tentative solitaire de l’armée malienne peut précipiter le pays entier et pourquoi pas la région dans le désordre. Le Conseil de sécurité a donc tout intérêt à reconsidérer son attitude, pusillanime.

Source: L’Observateur Paalga

Source : Malijet


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Mauritel

Comments

  1. Stop a tout ca. quand on a voulu l’independance on n’a pas demander à l’onu. Quand ces f.i.l.s de p.u.t.e.s (excusez moi chers(es) freres et soeurs pour l’insulte) de rebelles nous ont attaqués, ils n’ont pas demander à l’onu. Alors franchement l’onu, la cedeao ou peut importe on doit s’en foutre. On doit relever le defi seuls car c’est notre probleme. Soldats osez pour le mali, en plus entant tous fils du mali nous civils aussi vous accompagnerons aussi bien financierement que physiquement sur le terrain. Je jure sur ce mois beni de ramadan que moi en premier si vous lancer l’offensive je suis pret en tant que civil a vous rejoindre au prix du sang. et le mali ne retrouvera son unite et sa dignite qu’au prix du sang. Alors maliens maliennes je pense que l’heure est arrivée. comptons que sur nous et commencons pour le mali. Un peuple- Un but- Une foi

  2. C’est evident qu’au moment ou l’on parle de formation de gouvernement d’union nationale, et donc democratique; l’.UN ne va prendre aucune decision sur le Mali tant que ce gouvernement ne sera forme. Sinon qui va signer cette dicison au nom du Mali? le representant d’un gouvernement qui sera change dans quelque jours?
    L’U.N n ‘a pas d’interlocuteur credible au Mali, et donc ne va rien deciede pour le Mali.
    Soit on va nous meme liberer notre nord avec ce qu’on (si possible), soit on met en place un vrai gourvenement national, soit on peut rester a se quereler entre nous et dans ce cas on va certainement perdre le nord (si n’est pas deja le cas)
    En tout cas l’incompetenece et l’imcapacite des Maliens a gerer une situation de crise nationale est claire, et je pense qu’on (le Mali) doit etre le seul pays dans le monde a ne pas pouvoir s’unir, s’entendre face un probleme commun. Que de la honte, que de la honte.
    Moi toutes ces tetes (Sanogo, CMD, Copam, FDR, Dioncounda, leaders religieux, Coren, anti et pro junte…) m’agassent maintenant.
    D’ailleur il y a une chose que je comprend pas: pourquoi on ne rapatrie pas tous les deplaces Maliens se trouvant dans d’autres pays vers le sud? On a assez de place au sud pour ne pas laisser nos compatriotes a la merci des convois de riz dans d’autre. non?au lieu d’aller faire le griot en les rendant viste en dehirs de la patrie?
    J’ai honte d’etre Malien quand je vois tout ce passe au pays.

  3. Appameen a raison, il est comme beaucoup de maliens de plus en plus frustres avec cet statu quo.
    Les soldats ne sont pas pres a mourrir au combat, les politiciens n’ont pas fini leur queurelles pour les postes et l’occidents ne veut pas s’engage pour un « pays qui n’en vaut pas la peine ».
    Bien qu’il y aient 10 fois plus de refugie au mali qu’en syrie, il font 100 fois plus en syrie qu’au mali a cause des interets geo-strategiques.
    Tot ou tard les islamistes viendrons a bamako si rien n’est fait, ce jours tout le monde sera oblige de se batrre, mais kati fera surement un autre repli strategique sur kayes, puis au senegal. Que c’est triste.

  4. ous etes plus idiots que ces clowns de la CEDEAO! Le Conseil de Securite est compose de pays ayant chacun un droit de veto, et le Mali est certainement assure du soutien de ses deux grands amis, la Chine et la Russie. Il suffit d’un seul veto et tout est remis en cause. Tout ce qui reste a faire c’est pour la CEDEAO de debloquer les commandes d’armes maliennes qui moisissent aux ports de Dakar et de Conakry…

    • tu es le pire des cons et tu es mal eduquer tu crios que tu es le plus intelligent .taré 😀

    • *CRAZY* C’est vous les idiots! personne ne donnera des armes a des inconscients pour qu’ils renforcent leur dictature sur le sud desarmes au lieu d’allez au front. Nous savons tous que la mutinerie est venu du faite que gassama leur a dis qu’il va envoye le contingent de kati au front. bande de poltrons, des fuyards comme ca, tout ce que vous savez faire c’est d’insultes ceux qui ne sont pas d’accord avec vous. *CRAZY*

    • Pauvre de toi!!!

    • La solution serai de resoudre les querelles à Bamako. De grace Monsieur le Président par Interim ou de la transition (peut importe) mettez le gouvernement en place pour qu’on travaille. Vous êtes venu avec tellement d’energie et d’espoir que tout cela à tendance à se dissiper avec la lenteure de la mise en place de ce gouvernement. « NOUS AVONS BESOIN DE TRAVAILLER » pour sortir notre pays de la misère. Personne ne le fera à notre place. Tout le monde à ses propres problèmes. Monsieur le Président, il faut « TRANCHER » maintenant.

    • Fessoden says:

      Le conseil de sécurité sait ce qu’il veut et là il va.
      le conseil veut savoir l’engouement des chefs d’états de la CEDEAO par rapport à la crise malienne. Ces chefs d’état doivent clarifier leur tendance mercantile. Leur objectif n’est pas de faire la guerre aux terrorristes et narco trafriquant mais plutôt profiter des rétombés de la guerre au Nord du pays. *BRAVO*

    • Kohelet says:

      Pourquoi êtes-vous si irrité et à la limite insultant pour le peuple malien et son armée ? Serait-ce parce que vous pensez qu’il n’y a plus personne de digne dans ce pays et que son sort devrait se décider sans ses fils ?

      L’ONU pour une fois a raison. La demande doit venir du Mali et non d’ailleurs, ne vous en déplaise. ]:->

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