Mali: une première opération du G5 Sahel sans accroc

Première opération de la force du G5 Sahel a eu lieu dans la zone des trois frontières, au Mali. Les militaires maliens, burkinabè et nigériens travaillent ensemble depuis le 1er novembre 2017. L’objectif de cette mission, baptisée Hawbi, est de montrer que la force conjointe a démarré ses activités. Il n’y a pas de réel enjeu militaire.

Pour cette première opération du G5 Sahel, les forces armées maliennes se sont déployées au côté d’un détachement de forces françaises, dans la zone des trois frontières au Mali, plus précisément dans la région d’In Tillit, non loin de Gao.

Cette zone est très instable, et peut être décrite comme un carrefour, car plusieurs groupes terroristes y sont actifs.

Cette première mission a essentiellement pour objectif de se montrer, montrer que le G5 a démarré ses activités. Il n’y a pas de réel enjeu militaire. Ce qui change, par rapport aux autres opérations, c’est que cette fois-ci, ce sont les pays du G5 qui donnent les ordres depuis une base opérationnelle basée à Niamey, au Niger.

Par contre, sur le terrain, sans les Français de Barkhane, on ne pourrait pas vraiment parler de G5. Ils ont installé un poste de commandement tactique, sur la zone, et ce sont eux qui redistribuent les ordres venus d’en haut, qui assurent la coordination.

Peu équipés

En termes de logistique, même combat. Les forces armées maliennes, notamment, ne sont pas autonomes en eau ou en nourriture, il n’y a pas d’approvisionnement coordonné.

Ils sont peu équipés. Par exemple, lorsqu’il faut passer la nuit sur une zone, elle doit être inspectée par une équipe de déminage et ce sont les Français qui effectuent cette opération au profit des Maliens.

La centaine de combattants africains n’est pas totalement équipée de gilets pare-balles ni de véhicules blindés, non plus. La France bataille toujours auprès de l’ONU pour un financement large du G5 Sahel.

Pour l’instant, cette opération se déroule sans accroc ; c’était l’objectif. Le G5 Sahel est effectivement lancé mais « la montée en puissance », comme l’appelle les militaires, va prendre beaucoup de temps.

 

Source: RFI

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