Mamane présente à Nouakchott son dernier spectacle « Continent à partager »

Mamane-choix-du-peuple-300x200Thiaski: Pour son deuxième séjour à Nouakchott en deux ans, Mamane à mis les petits plats dans les grands. L’humoriste nigérien à offert à notre public les premiers moments de son tout nouveau spectacle intitulé « un continent à partager ou un continent à se partager ». Désormais le 27 mars 2015 entre dans les annales culturelles comme le jour où pour la première fois, à Nouakchott, Mamane représenta son troisième chef d’œuvre.

Pour la Mauritanie, l’événement aura des retentissements dans le monde au même titre que les belles victoires remportées le mois dernier par notre compatriote le cinéaste Abderrahmane Sissako dont le fim Timbuktu fut bardé de titres aux Césars de Paris.

Le spectacle revient sur les grandes dates de l’histoire de l’Afrique coloniale lorsqu’elle a été partagée lors de la conférence de Berlin qui a eu lieu du 15 novembre 1884 au 26 février 1885.

A l’initiative du Portugal et organisée par le Chancelier allemand Bismark, l’Allemagne, l’Autriche Hongrie, la Belgique, le Danemark, l’Empire Ottoman, l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Russie, la Suède-Norvège ainsi que les Etats – Unis y ont participé. L’Afrique faisait figure de la grande absente.

Mamane a embarqué le public dans un réel voyage en usant d’humour et en projetant à l’écran les images des protagonistes de cette histoire et celle de la carte de l’Afrique dépecée avec la règle et l’équerre.

En vrai pédagogue le comédien a inculqué au public en une seule heure des leçons qui nécessiteraient la lecture de plusieurs ouvrages ; en faisant des aller-retour entre le thème central , l’actualité brulante et ses observations pertinentes de la vie quotidienne à Nouakchott.

Fidel à sa célèbre chronique sur Rfi, il a une fois de plus brosser un tableau sombre du continent africain qu’il appelle «le Gondwana » dans sa satire où d’après lui « rien ne change » en dépit du temps qui passe. « Le terrain de foot qui vous a vu naître est toujours là. Le vieux camion qui a donné son nom au quartier n’a pas bougé de sa place il y a belles lurettes » s’est-il esclaffé. Ce fut une belle soirée à se tordre de rire…

Il faut rappeler que la présence de Mamane à Nouakchott a été rendue possible grâce à la persévérance du directeur délégué de l’Institut Français de Mauritanie, Monsieur Jany Bourdais qui a offert un joli cadeau au public nouakchottois.

Yero Amel Ndiaye

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