Manifestation à Tunis: «l’Union nationale» contre le terrorisme

Une femme tunisienne porte un panneauUn nouveau rassemblement a réuni quelques centaines de personnes ce jeudi à Tunis, devant le musée du Bardo, où une attaque terroriste a fait 21 morts hier. Il s’agit de 20 ressortissants étrangers, ainsi qu’un Tunisien. Il y a aussi une quarantaine de blessés.

Ce rassemblement était organisé par une trentaine d’associations et le principal syndicat du pays, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) avec un mot d’ordre : « l’Union nationale ». Le président Beji Caïd Essebsi a de son côté déclaré queles assaillantsportaient sur eux des « explosifs » et que la « promptitude » des forces de l’ordre avait « évité une catastrophe ».

Les participants ont passé les grilles du Bardo pour s’avancer jusqu’aux portes du musée où a eu lieu l’attaque. Certains ont déposé des bouquets de fleurs et des bougies en hommage aux victimes. Dans la foule, Zied, tente de garder un sourire crispé. « Nous sommes là pour envoyer un message : votre arme et votre terrorisme ne toucheront jamais notre citoyenneté. Je n’ai pas peur. »

Pour Mokthar Trifi, l’ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, également présent dans la manifestation, « tous les Tunisiens sont mobilisés pour dire « non » au terrorisme. » Pour ce militant qui a connu le régime de Ben Ali pendant de longues années, « un virage sécuritaire est possible », et c’est pour cela qu’il estime que « les droits de l’homme sont un moyen de lutter contre le terrorisme.» Avant d’ajouter : « nous ne devons pas être conduits vers un chemin sinueux, qui serait de dire que pour lutter contre le terrorisme, il faudrait oublier les droits […] Le terrorisme ne peut être vaincu qu’en respectant les libertés, sinon, nous allons retomber dans ce qui a été fait durant la période de Ben Ali, où l’on nous a dit: « aucune voix ne doit s’élever au dessus de la lutte contre le terrorisme ». »

Une réaction qui fait peut-être écho aux propos du Premier ministre tunisien Habib Essid, qui a reconnu « des failles sécuritaires  » après cette attaque, revendiquée par le groupe Etat islamique dans une vidéo. Une déclaration qui a de quoi intensifier l’inquiétude de Khadija : « On sait qu’ils ont les moyens. Ils ont l’argent, ils n’ont pas de limite, ils son prêts à s’attaquer à tous les citoyens, dans tous les espaces. C’est ça qui nous inquiète. »

De rares étrangers étaient également présents à ce rassemblement, porteurs de messages qu’ils voulaient rassurants. Mais deux groupes de croisière italiens, dont des passagers ont été touchés au Bardo, ont déjà annoncé la suspension de leurs escales dans le pays.

Source: RFI

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge